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"Aux frontières de l'aube"

Blood is our life, Darkness, our feeding ground, Sunlight, our eternal damnation

titre original "Near dark"
année de production 1987
réalisation Kathryn Bigelow
scénario Kathryn Bigelow
musique Tangerine Dream
interprétation Adrian Pasdar, Lance Henriksen, Bill Paxton

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

Un film mythique : les premiers vampires du Far-West (la critique de Pierre)

C'est en 1987 que Kathryn Bigelow, à l'époque épouse de James Cameron, réalise son premier film marquant, avec tous les acteurs fétiches de son mari. L'originalité du film ? Transposer dans l'Ouest le mythe gothique du vampire.

Le pitch : Casper (Adrian Pasdar, la série TV "Profit") se fait brancher un soir par la jeune Mae (Jenny Wright, qui a fait baaaaaaaaaander des générations entières en suçant les doigts de Bob Geldof dans "Pink Floyd The Wall"). Après s'être fait mordre par Mae, il devient un vaaaaaaampire (le terme n'est jamais prononcé dans le film) et est présenté à la "famille" de Mae, composée de Severen, un dingo sadique (Bill Paxton), Diamondback (Jenette Goldstein aka Vasquez dans "Aliens, le retour") et surtout le leader, Jesse Hooker (Lance Henriksen). Casper aime sa nouvelle vie, mais il refuse de tuer pour se nourrir...

Le mélange vampires/western a depuis été refait, par Robert Rodriguez ("Une nuit en enfer") et par John Carpenter ("Vampires"). Mais "Aux frontières de l'aube" peut se targuer d'être le premier à avoir tenté cet audacieux mélange. Et ça prend plutôt bien, d'abord grâce au cast : Paxton en roue libre est mémorable, et Henriksen a vraiment une gueule d'enfer.

Malheureusement, le film est parfois brouillon : l'image est parfois trop sombre, on ne distingue rien à certains moments, et les scènes d'action sont un peu en-dessous de ce qu'elles auraient pu être. En plus, le héros est très, très fadasse.

Mais l'impression générale du film reste en mémoire, plutôt durablement. L'ambiance diffusée par la démente musique de Tangerine Dream y est pour beaucoup. Perso, j'avais gardé un très mauvais souvenir de ce film, vu en K7 d'occaz pourrie, sans sous-titres, il y a 10 ans. En fait, c'est quand même carrément bien : la réputation du film n'est pas usurpée.

Dommage que Bigelow ait abandonné le fantastique depuis ("Point break", "Strange days").