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"Les Doors"

Val Kilmer is Jim Morrison

titre original "The Doors"
année de production 1991
réalisation Oliver Stone
scénario Oliver Stone
photographie Robert Richardson
interprétation Val Kilmer, Meg Ryan, Kyle MacLachlan, Frank Whaley, Kevin Dillon, Michael Madsen, Billy Idol, Wes Studi

Les Doors et le cinéma américain

Les chansons du groupe ont été utilisées dans de nombreux films, notamment :
- "The End" (dans "Apocalypse Now"),
- "Break on Through (To the Other Side)" (dans "Forrest Gump", "Jardins de pierre" et "Jarhead"),
- "People Are Strange", "Hello I Love You", "Soul Kitchen", "Love Her Madly" (dans "Forrest Gump"),
- "Riders on the Storm" (dans "Basketball Diaries"),
- "Roadhouse Blues" (dans "Une vie volée"),
- "Moonlight Drive" (dans "Macadam à deux voies"),
- "Light My Fire" (dans "More American Graffiti").

Extrait de l'article de Régis Dubois "L’histoire du rock racontée à travers les biopics"

The Doors fut assurément le groupe qui, après le Velvet Underground de Lou Reed, explora la part d’ombre morbide du rock (cf. The End) alors plongé en plein acid trip psyché du summer of love. Jim Morrison et ses acolytes eux, loin de l’optimisme béat ambiant, proposèrent dès 1967 un rock théâtral, dark et violent, préfigurant les Stooges et autre Patti Smith Group. Mort en 1971 à tout juste 27 ans, le charismatique, fascinant, excessif et autodestructeur Jim Morrison entra immédiatement dans la légende du rock tant il en incarnait l’essence même : « vivre vite, mourir jeune ». Vingt ans plus tard, Oliver Stone – grand fan des Doors – en réalisa le biopic. Par les moyens engagés (des centaines de figurants pour les scènes de concerts), la qualité de l’interprétation (Val Kilmer chante même certains morceaux), la participation des Doors en tant que conseillers et la richesse de la B.O. (le réalisateur a eu un accès complet aux enregistrements, bandes démo, etc.), "The Doors" est indéniablement le premier grand biopic sur l’histoire du rock avant la grande vague des années 2000-2010 (même s’il y eut quand même dans les années 80 "La Bamba" et "Great Ball of Fire" sur le rock’n’roll). Sans compter que la réalisation est particulièrement soignée et inventive de sorte que le film fonctionne même sans qu’il soit besoin d’être fan du groupe. Il est vrai que le cinéaste a réussi à communiquer sa fascination pour Mr Mojo Rising au risque parfois d’en rajouter – ce que lui reprochera Ray Manzarek – mais n’est-ce pas la fonction essentielle du cinéma que de créer des mythes ?

Les Doors - photo 11

Affiche du documentaire de Tom DiCillo consacré aux Doors (2009)