Menu Fermer

"Vivre et laisser mourir"

8e volet de la saga James Bond

titre original "Live and let die"
année de production 1973
réalisation Guy Hamilton
musique George Martin
chanson Paul McCartney
production Albert R. Broccoli et Harry Saltzman
interprétation Roger Moore (1ère interprétation du personnage), Jane Seymour, Yaphet Kotto,
David Hedison (Felix), Bernard Lee ("M"), Lois Maxwell (Miss Moneypenny)

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

La critique de Sébastien Miguel

Racisme écœurant dans cette ignoble série B hypertrophiée ou la seule scène d’action consiste en une interminable course poursuite en bateau filmée platement et entrecoupée de gags lourdingues. C’est d’autant plus terrible que Jane Seymour est (c’est subjectif) la plus fine et la plus belle des copines de James.

Pervers, dégénérés, sadiques ou simplement débiles, aucun vilain ‘black’ n’échappe à la caricature. Même le copain de James Bond (un gros bras adipeux) est présenté la première fois en train de dormir… Pur racisme aussi dans la représentation du méchant : mégalo cinglé (hallucinant Yaphet Kotto) et trafiquant de coke dans une boîte louche du fin fond de Harlem… Peut-être l’hommage de Broccoli à la blaxploitation ? Avec "Mélodie du Sud" (Walt Disney, 1946), le film le plus ouvertement raciste du cinéma américain !

Le recours, quasi systématique, aux décors de studio renforce de manière ostentatoire l’artificialité et le mauvais goût de cette affreuse production.

La première incursion du médiocre Roger Moore (le plus nul de tous les James Bond) dans le pire film de la série, tout simplement.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Déception : Roger Moore remplace Sean Connery dans le rôle de James Bond. Il ne réussit pas encore à s'imposer, mais le film vaut pour un fabuleux générique, une cérémonie vaudou et de sympathiques crocodiles.