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"Le retour de l'inspecteur Harry"

titre original "Sudden impact"
année de production 1983
réalisation Clint Eastwood
photographie Bruce Surtees
musique Lalo Schifrin
montage Joel Cox
production Clint Eastwood
interprétation Clint Eastwood, Sondra Locke
épisodes précédents • "L'inspecteur Harry", Don Siegel, 1971
• "Magnum force", Ted Post, 1973
• "L'inspecteur ne renonce jamais", James Fargo, 1976
 
épisode suivant "La dernière cible", Buddy Van Horn, 1988

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Un excellent Eastwood et sans doute son plus féministe.

La critique de Didier Koch

Ce quatrième et avant-dernier épisode de la saga Dirty Harry, le seul mis en scène par Clint Eastwood lui-même à partir d'un scénario initialement écrit par Charles B. Pierce pour Sondra Locke, et remanié par Joseph Stinton afin d'y inclure le personnage d'Harry, ne déroge en rien aux règles édictées par Don Siegel dès 1971. L'inspecteur Callahan agit toujours selon son bon vouloir en fonction de l'idée très particulière qu'il se fait d'une justice équitable, mais aussi sommaire et expéditive, évitant, selon ses dires, de dépenser inutilement les deniers de l’État en frais de procès superflus.

Le scénario prend le temps, à travers plusieurs scènes explicites, de rappeler au spectateur le caractère entier de Callahan, qui a fait jusqu'alors son succès et sa réputation. "L'inspecteur ne renonce jamais" remontant à sept ans, le réalisateur/producteur avisé qu'est Eastwood a sans doute jugé utile de solidement replanter le décor. La démonstration est certes explicite, mais tout de même brossée à gros traits. L'inspecteur bougon a tellement mis le feu dans son secteur que l'on comprend aisément l'envie de sa hiérarchie de l'envoyer se ressourcer quelques temps en province, où un crime plutôt inhabituel s'est produit. À peine la présence de Jennifer Spencer (Sondra Locke, la compagne d'Eastwood à la ville), une artiste locale, va-t-elle commencer à humaniser un Callahan à cran, qu'aussitôt les ploucs locaux vont faire des leurs pour l'agacer à nouveau.

La suite, plutôt cousue de fil blanc et sans guère de nuances, reste digeste grâce au charisme d'Eastwood, toujours aussi opérant, et aux "tronches" impayables des méchants, mais l'on doit reconnaitre avec le recul qu'hormis le premier opus réalisé par le grand Don Siegel, le personnage de Callahan n'est pas celui où le talent de l'acteur s'exprime le mieux que ce soit devant ou derrière la caméra.