Menu Fermer

"Pour qui sonne le glas"

Pour qui sonne le glas - affiche

titre original "For Whom the Bell Tolls"
année de production 1943
réalisation Sam Wood
scénario Dudley Nichols, d'après le roman d'Ernest Hemingway
photographie Ray Rennahan
musique Victor Young
production Sam Wood
interprétation Gary Cooper, Ingrid Bergman, Akim Tamiroff, Arturo de Córdova, Vladimir Sokoloff, Mikhail Rasumny, Fortunio Bonanova, Eric Feldary, Victor Varconi, Katína Paxinoú, Joseph Calleia
 
récompense Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Katína Paxinoú

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Les droits du roman d'Ernest Hemingway avaient été achetés en 1940 par la Paramount pour une somme énorme et c'est DeMille qui devait tourner le film. En fait, c'est Wood qui assura la mise en scène et la sierra Nevada fournit le décor. On reprocha au film, qui suivait pourtant le récit d'Ernest Hemingway, d'avoir trop favorisé l'idylle entre Jordan et Maria au détriment du contexte politique, ce qui n'était pas pour déplaire à Sam Wood, violemment anticommuniste. C'est Vera Zorina qui devait tenir le rôle de Maria mais, sur le vu des rushes, la Paramount lui préféra Ingrid Bergman. Il n'y eut aucune hésitation pour Gary Cooper, malgré des problèmes de contrat.

Critique extraite de 50 ans de cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon

Le film qui fit dire à son producteur : « Nous ne sommes ni pour ni contre personne, ce film n'a aucune signification politique. »
On connaît sa réponse [celle du scénariste Dudley Nichols, NDLR] à un journaliste qui lui demandait qui était responsable du traitement infligé à son scénario de "Pour qui sonne le glas", dont même le mot « fasciste » avait été gommé : « Les fascistes », répondit-il. Notons à ce propos que la version de près de trois heures initialement présentée au public, qui fut ensuite réduite à plusieurs reprises, et que personne n'avait vue depuis la première exclusivité jusqu'à une restauration récente (1988), contient, entre autres, un discours du héros dont la ferveur antifasciste ne fait aucun doute. Ce fut, bien entendu, une des premières scènes qui disparurent.

Du roman à l'écran

"Pour qui sonne le glas" est la deuxième adaptation cinématographique d'une œuvre de l'écrivain américain Ernest Hemingway (1899-1961), après "L'Adieu aux armes" de Frank Borzage. Suivront notamment "Le Port de l'angoisse" de Howard Hawks, "Les Tueurs" de Robert Siodmak, "Trafic en haute mer" de Michael Curtiz, "Les Neiges du Kilimandjaro" de Henry King, "L'Adieu aux armes" de Charles Vidor, "Le soleil se lève aussi" de Henry King, "Le Vieil Homme et la Mer" de John Sturges, "À bout portant" de Don Siegel et "L'Île des adieux" de Franklin Schaffner.

Pour qui sonne le glas - générique