« Don't let the now destroy the forever. »
titre original | "Megalopolis" |
année de production | 2024 |
réalisation | Francis Ford Coppola |
scénario | Francis Ford Coppola |
photographie | Mihai Malaimare Jr. |
musique | Osvaldo Golijov |
production | Michael Bederman, Francis Ford Coppola, Barry J. Hirsch et Fred Roos |
interprétation | Adam Driver, Giancarlo Esposito, Nathalie Emmanuel, Aubrey Plaza, Shia LaBeouf, Jon Voight, Laurence Fishburne, Talia Shire, Jason Schwartzman, Dustin Hoffman |
La critique de Sébastien Miguel pour Plans Américains
Déluge de formes. Tourbillon d'inventions visuelles, de rupture de tons, de genres (satire, péplum, science-fiction, fantastique, film catastrophe, comédie musicale...).
L'ouvrage - foisonnant et iconoclaste - dégage un appétit créatif souvent époustouflant.
Certaines séquences de pures fantasmagories marquent durablement l'esprit (la filature en voitures sous la pluie, la beuverie de César ou la première étreinte des amoureux).
Ce bouillonnement - à des années lumières des produits formatés de notre temps - apporte un intense plaisir de cinéma.
La surcharge peut agacer et "Megalopolis" - dans sa radicalité - ne peut qu'engendrer des sentiments extrêmes.
Le message final laisse apparaître, derrière l'auteur légendaire de "Conversation secrète", l'âme d'un grand romantique encore pétri d'espoir en l'avenir.
La beauté de Nathalie Emmanuel, les tourments d'Adam Driver, les créations carnavalesques d'Aubrey Plaza (géniale) et de Shia LaBeouf (formidable) apportent une richesse évidente à cette œuvre chorale.
Un plaisir aussi de revoir en vieillard malfaisant et déjà presque disparu Dustin Hoffman et Jon Voight en Rockefeller décadent et hilarant.
Une œuvre folle, libre et terriblement réjouissante.
Francis Ford Coppola et Mihai Malaimare Jr.
"Megalopolis" est la cinquième collaboration du réalisateur américain avec le directeur de la photographie roumain, après "L'Homme sans âge" (2007), "Tetro" (2009), "Twixt" (2011) et "Distant Vision" (2015).
Francis Ford Coppola et Laurence Fishburne
Le film est par ailleurs la cinquième collaboration du metteur en scène avec l'acteur, après "Apocalypse Now" (1979), "Rusty James" (1983), "Cotton Club" (1984) et "Jardins de pierre" (1987).
La chronique de Gilles Penso