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"Sexe, mensonges et vidéo"

titre original "Sex, Lies and Videotape"
année de production 1989
réalisation Steven Soderbergh
scénario Steven Soderbergh
musique Cliff Martinez
interprétation James Spader, Andie MacDowell, Peter Gallagher, Laura San Giacomo
récompenses • Palme d'or au festival international du film de Cannes 1989
• Prix d'interprétation masculine pour James Spader au festival de Cannes 1989
• Prix de la Critique Internationale - F.I.P.R.E.S.C.I. au festival de Cannes 1989

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Voyeurisme chic et érotisme cérébral dans un milieu de jeunes bourgeois libéraux américains qui racontent leurs angoisses existentielles et sexuelles avec le naturel et l'humour dont sont capables les clients assidus des psychanalystes.

Premier film d'un réalisateur de 26 ans, qui propose un tableau des mœurs d'une Amérique réduite aux trois éléments du titre : une civilisation hantée par le sexe, qui ne croit qu'en ses propres mensonges et dont le plus grand plaisir est de se contempler en vidéo.

Un style jeune, moderne, "branché", donnant l'illusion du neuf.

Critique extraite de 50 ans de cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon

À mi-chemin entre Wenders et Jarmusch (et pas loin non plus de Woody Allen), le premier long métrage de Steven Soderbergh n'en est pas moins une œuvre originale et très personnelle. Comédie à l'humour insolite, plaisamment déconcertant, qui dérive peu à peu vers le sérieux en approfondissant ses personnages, ce film a pu être décrit (par Terrence Rafferty) comme un « remake de "Shane" en psychodrame sudiste ». Andie MacDowell, digne de Carole Lombard ou Irene Dunne, est irrésistible dans sa scène avec son psychiatre, et sa rencontre avec James Spader est anthologique.

Blu-ray et DVD The Criterion Collection