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"Halloween II" version 1981

titre original "Halloween II"
année de production 1981
réalisation Rick Rosenthal
scénario John Carpenter et Debra Hill
photographie Dean Cundey
musique John Carpenter et Alan Howarth
production John Carpenter et Debra Hill
interprétation Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence
 
épisode précédent "Halloween, la nuit des masques", John Carpenter, 1978
 
épisodes suivants • "Halloween 3 : le sang du sorcier", Tommy Lee Wallace, 1982
• "Halloween 4 : le retour de Michael Myers", Dwight H. Little, 1988
• "Halloween 5 : la revanche de Michael Myers", Dominique Othenin-Girard, 1989
• "Halloween 6 : la malédiction de Michael Myers", Joe Chappelle, 1995
• "Halloween : 20 ans après", Steve Miner, 1998
• "Halloween : résurrection", Rick Rosenthal, 2002

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Suite de "La nuit des masques". Sanguinolent plutôt que vraiment terrifiant. C'est probablement Carpenter le véritable metteur en scène.

La critique de Didier Koch

Quand il met en scène "Halloween" en 1978, John Carpenter n'imaginait pas que ce qui ne devait être qu'un petit film d'horreur de série B, allait provoquer une onde de choc mondiale à l'origine de la création d'un sous-genre, le slasher, devenant une franchise rentable qui, quarante plus tard, est encore très vivace. S'il n'est pas très chaud pour prendre la direction d'une suite attendue par tous les fans, les deux producteurs qui lui ont mis le pied à l'étrier, Mustapha Akkad et Irwin Yablens, ne l'entendent pas de cette oreille.

Les tractations sont difficiles, car les appétits sont aiguisés par les bénéfices potentiels. Un procès sera même intenté par Irwin Yablens à Carpenter. Toutefois, l'affaire se règle à l'amiable, John Carpenter acceptant d'écrire le scénario en échange de son retrait du poste de réalisateur. C'est Rick Rosenthal, dont Carpenter avait beaucoup apprécié le court-métrage fantastique "Toyer", qui passe derrière la caméra pour son premier long métrage.

Mais Carpenter, décidément peu enthousiaste, peine à trouver l'inspiration. Il finit par se rallier à l'idée la plus simple et la plus évidente de situer l'action juste après la fin du premier épisode, quand Michael Myers (Dick Warlock) se relève après avoir reçu plusieurs balles tirées par son psychiatre, le docteur Loomis (Donald Pleasence).

Haddonfield n'en n'a donc pas fini avec le bogeyman, qui va encore sévir dans les rues tranquilles de la petite bourgade avant de rejoindre l'hôpital où a été conduite Laurie Strode (Jamie Lee Curtis) après son affrontement épique avec le tueur psychopathe, dont on apprend qu'il est en réalité son frère caché. Astuce trouvée par Carpenter pour justifier l'obsession de Myers à vouloir larder de coups de couteaux la pauvre Jamie Lee Curtis, particulièrement passive dans ce deuxième épisode. Dès lors, c'est dans le huis clos des couloirs déserts de l'hôpital que Mike Meyers va trouver parmi le personnel de nuit de quoi rassasier quelque peu sa folie meurtrière.

Le scénario ne brille pas par son originalité comme en conviendra Carpenter lui-même, et la réalisation plutôt plate et sans relief de Rick Rosenthal n'arrange rien à l'affaire. Comble de maladresse, Rosenthal parvient à rendre quelquefois ridicule le grand acteur qu'était Donald Pleasence, l'obligeant à en faire des tonnes pour marteler la dangerosité d'un Mike Myers que le réalisateur novice n'utilise pas aussi bien qu'il l'avait été dans "La nuit des masques", où John Carpenter savait exactement comment le placer dans le décor pour rendre sa simple présence mutique effrayante.

Cette suite très peu appréciée de la critique spécialisée, car trop sage et peu imaginative, aura tout de même été profitable. La saga pouvait dès lors continuer.