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"GoldenEye"

17e volet de la saga James Bond

titre original "GoldenEye"
année de production 1995
réalisation Martin Campbell
scénario Jeffrey Caine et Bruce Feirstein, d'après les personnages de Ian Fleming
photographie Phil Meheux
musique Eric Serra
chanson Tina Turner
production Barbara Broccoli et Michael G. Wilson
interprétation Pierce Brosnan (1re interprétation du personnage), Sean Bean, Famke Janssen, Izabella Scorupco, Tchéky Karyo, Joe Don Baker, Judi Dench ("M"), Desmond Llewelyn ("Q"), Samantha Bond (Miss Moneypenny)

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

C'est le 18e film d'une série qui commence à s'user, d'autant que Pierce Brosnan n'emporte pas l'adhésion en James Bond.

La critique de Didier Koch pour Plans Américains

Exit Timothy Dalton, bienvenue à Pierce Brosnan qui, avec "GoldenEye", commence en fanfare son parcours « bondien ». Déjà pressenti pour le rôle alors que Roger Moore avait annoncé sa retraite, l’acteur anglais n’avait pu faire son entrée dans la franchise à cause de sa retenue sur la série "Les enquêtes de Remington Steele". Huit ans plus tard, il entre donc de plain-pied dans un rôle taillé à sa mesure. Ses premiers sourires éclatants sont là pour rassurer les fans inquiets : James Bond est de retour.

Des conflits de production induisirent un délai de près de six ans entre "Permis de tuer" (1989) et "GoldenEye" (1995). Ce sera l’occasion de quelques rafraîchissements salutaires, Michael G. Wilson et Barbara Broccoli ayant bien compris que, par-delà le remplacement de Timothy Dalton inadapté pour le rôle, certaines choses devaient évoluer pour s’adapter aux goûts nouveaux du public. C’est tout d’abord Martin Campbell, un jeune réalisateur néo-zélandais ayant fait ses preuves dans le thriller, qui remplace John Glen, le réalisateur un peu mécanique des cinq derniers épisodes. Idem pour le célèbre générique suivant la séquence pré-générique sur la routine mouvementée de l’agent 007, qui voit Daniel Kleinman remplacer le jusqu’alors inamovible Maurice Binder. Toujours dans la même idée de mettre la saga au goût du jour, « M » sera désormais une femme en la personne de Judi Dench, actrice de théâtre shakespearienne. Après quelques chansons-titre un peu ternes (Rita Coolidge, Duran Duran, A-Ha, Gladys Knight), c’est Bono et The Edge de U2 qui écrivent "GoldenEye" pour Tina Turner. Enfin, pour redonner son aspect "classieux" à l’agent secret au service de Sa Majesté, celui-ci ne se départira jamais de son costume noir, y compris pour les cascades les plus insensées.

L’intrigue se déroule alors que le mur de Berlin est tombé. James Bond est chargé de retrouver un satellite russe volé par des mercenaires, qui entendent s’en servir pour pouvoir atteindre avec un missile nucléaire les plus grandes métropoles occidentales. Durant sa mission, il devra faire face à un agent du MI6 (Sean Bean) déclaré mort en opération, qui est en réalité à la tête du commando de mercenaires précité.

Pour sa première prestation, Pierce Brosnan doit mettre les bouchées doubles. Ce d’autant plus qu’il aura affaire, avec Xenia Onatopp, interprétée par la sublime Famke Janssen, à l’une des plus redoutables James Bond girls. Avec en sus la mise en scène nerveuse de Martin Campbell, tout semble donc remis sur de bons rails juste avant d’attaquer le XXIe siècle. Les spectateurs l’ont bien compris, qui réserveront un triomphe à "GoldenEye", pulvérisant le record de recettes mondiales jusqu’alors détenu par "Moonraker".

Affiche alternative © Jeff Marshall
Pierce Brosnan © Jeff Marshall
("GoldenEye", "Demain ne meurt jamais", "Le monde ne suffit pas", "Meurs un autre jour")
Couverture du Cinefantastique de décembre 1995

FilmsFantastiques.com, L'Encyclopédie du Cinéma Fantastique
La chronique de Gilles Penso
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