Menu Fermer

"007 Spectre"

25e volet de la saga James Bond

titre original "Spectre"
année de production 2015
réalisation Sam Mendes
scénario d'après les personnages de Ian Fleming
photographie Hoyte Van Hoytema
musique Thomas Newman
interprétation Daniel Craig (4e interprétation du personnage), Christoph Waltz, Léa Seydoux, Ralph Fiennes ("M"), Monica Bellucci, Ben Whishaw ("Q"), Naomie Harris (Miss Moneypenny), Andrew Scott
récompense Oscar de la meilleure chanson originale ("Writing's On The Wall")

Le titre du film

Il fait référence à l'organisation criminelle fictive secrète et internationale fondée par Ernst Stavro Blofeld dans les romans et films de James Bond. Il s'agit d'un acronyme : Service pour l'espionnage, le contre-espionnage, le terrorisme, la rétorsion et l'extorsion. Le Spectre est inspiré du Smersh, organisation secrète soviétique dissoute au lendemain de la seconde guerre mondiale.

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

La critique de Didier Koch

Chahuté dans les années 2000 par l'arrivée de nouvelles franchises comme "Mission : impossible" ou la série des "Jason Bourne", la vieille saga James Bond fête dignement son vingt-quatrième épisode et ses plus de cinquante ans d'existence par son deuxième record au box-office, même si "Spectre" restera à distance respectable de "Skyfall".

On le sait, l'arrivée de Daniel Craig dans le costume de l'agent 007 a marqué la volonté de la société de production Broccoli de se rapprocher de la vision première de son héros par Ian Fleming. L'esprit de dérision incarné par Roger Moore, puis Pierce Brosnan, ne semblait plus correspondre aux attentes des spectateurs du XXIe siècle. Marmoréen à souhait, Craig s'est assez vite vu reprocher un manque de charisme qui a été rapidement comblé en donnant un substrat psychologique aux motivations du héros remontant jusqu'aux traumas de l'enfance. Façon adroite d'humaniser le parfois trop glacial Daniel Craig. Le sillon sera encore davantage creusé dans "Spectre" avec l'apparition, assez peu crédible en pire ennemi de 007, d'un compagnon d'enfance (Christoph Waltz).

Hormis ces quelques tergiversations pour trouver le positionnement juste de 007 dans l'inconscient collectif sans doute dans l'optique d'épisodes futurs, ce nouvel opus tient ses promesses inhérentes au cahier des charges de la saga : ouverture dantesque, méchants caricaturaux, James Bond girls attractives et cascades homériques.

Manque, on l'a dit, l'espèce d'insouciance et de légèreté que dégageaient les "Opération Tonnerre", "On ne vit que deux fois" ou "Vivre et laisser mourir". Gageons que, selon la bonne règle de l'alternance, le successeur de Daniel Craig retrouvera un peu de cette ironie "so british" qui nous manque parfois.