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"Les Bérets verts"

Les bérets verts - affiche

titre original "The Green Berets"
année de production 1968
réalisation Ray Kellogg et John Wayne
scénario James Lee Barrett, d'après le roman éponyme de Robin Moore
photographie Winton C. Hoch
musique Miklós Rózsa
production Michael Wayne
interprétation John Wayne, David Janssen, Jim Hutton, Aldo Ray, Raymond St. Jacques, Bruce Cabot, George Takei, Patrick Wayne, Luke Askew

Le titre du film

Il s'agit du surnom des Special Forces, l'une des entités des forces spéciales de l'armée de terre américaine. Spécialisées dans les actions commandos, la guerre non conventionnelle ainsi que la formation de troupes alliées, elles ont, depuis leur création en 1952, été engagées dans la plupart des conflits impliquant les États-Unis.

Les trois plus célèbres représentants du corps des Bérets verts au cinéma sont John Wayne dans le film éponyme, Marlon Brando dans "Apocalypse Now" et Sylvester Stallone dans "Rambo".

La critique de Sébastien Miguel pour Plans Américains

John Wayne, triste de voir revenir les GI's fourbus de leur expédition punitive au Vietnam, décida de leurs redonner la foi ! Ce sera "Les Bérets verts", un pur délire de propagande républicaine.

Une première moitié à la "Alamo" dominée par la création délirante de George Takei en Colonel Nim, fanatique psychopathe allié des Ricains. Les cocos (ou les Viets, c'est pareils) sont partout et ils pillent, violent et tuent (et pas toujours dans cet ordre !). Les Américains sont super puissants, super courageux, super virils et ont de très, très gros calibres. Ils massacrent aussi à la chaîne, mais sont toujours présentés comme des gars qui participent à une opération humanitaire. Y a même un hélico en plastoc qui brûle...

Le deuxième partie (un minable film de commando) est encore plus nulle que la première. Pour bien traumatiser les jeunes, le gars sympa, héroïque et débrouillard finira empalé vivant par ces saloperies de Viets !!!

Wayne laissa l'armée superviser la production, Ray Kellogg tourna beaucoup et le soleil couchant final parachève le désastre.

Tellement nul qu'il n'en est même plus détestable.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Ce film provoqua des manifestations dans le monde entier. On brûla même des cinémas. C'était faire beaucoup d'honneur à un film médiocre, filmé avec lourdeur.

La presse française de l'époque

Extrait du numéro de septembre 1969 de la revue Les Cahiers du Cinéma

« Nullité programmée au mois d’août par les courageux frères Siritzky, sous la protection de la police, et qui n’appellerait nul commentaire si un certain nombre de militants politiques et cinéastes bien intentionnés n’avaient très à la légère demandé son interdiction au gouvernement ! D'abord, il est assez dément de venir encourager notre bonne censure. Ensuite, cela fait une fameuse pub au film et fait gicler quelque monnaie dans la poche du coura­geux (mais pas téméraire) kangourou (…) »

Les bérets verts - affiche française
Affiche française des "Bérets verts"

Les bérets verts - générique