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"Wolfman"

« Even a man who is pure in heart and says his prayers by night, may become a wolf »

titre original "The Wolfman"
année de production 2010
réalisation Joe Johnston
photographie Shelly Johnson
musique Danny Elfman
maquillage Rick Baker et Dave Elsey
interprétation Benicio Del Toro, Emily Blunt, Anthony Hopkins, Hugo Weaving, Geraldine Chaplin, Rick Baker, Max von Sydow (non crédité)
récompense Oscar du meilleur maquillage

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

La critique de Sébastien Miguel

Production fastueuse restituant, dans une avalanche de détails, les derniers éclats d’une civilisation victorienne en décrépitude, les cryptes avec passages secrets, landes brumeuses, auberge sinistre et trognes patibulaires sorties d’un vieux film de studio des années 30.

Photo monochrome de Shelly Johnson et gigantisme sombre des décors de Rick Heinrichs.

Les rapports amoureux entre un Del Toro, viril et meurtri, et une frêle Emily Blunt, délicate porcelaine perdue au milieu d’une horde de monstres, sont particulièrement bien développés. Hugo Weaving ("Matrix", "V pour vendetta", "Le seigneur des anneaux"), en Holmes haineux, et Anthony Hopkins (qui renouait avec ses grands rôles de psychopathes déments) sont, eux aussi, excellents.

L’apparition du diable en guêtres blanches (splendide Max von Sydow), l’évocation du "London after midnight", le retour (comme dans l’ancien temps) à la magie de la troisième image ne peuvent que faire vibrer le cœur des cinéphiles nostalgiques.

Le director’s cut est une réussite (même si quelques scènes manquent encore à l’appel…), et la musique de Danny Elfman aux stridences herrmanniennes accentue encore la folie morbide qui se dégage de l’ensemble.

Un conte noir, violent et sanglant, et certainement le chef-d’œuvre du genre.