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"Tuer n'est pas jouer"

15e volet de la saga James Bond


titre original "The Living Daylights"
année de production 1987
réalisation John Glen
scénario Richard Maibaum et Michael G. Wilson, d'après Ian Fleming
photographie Alec Mills
musique John Barry
chansons A-ha et The Pretenders
générique Maurice Binder
production Albert R. Broccoli et Michael G. Wilson
interprétation Timothy Dalton (1re interprétation du personnage), Maryam d'Abo, Joe Don Baker, John Rhys-Davies, Jeroen Krabbé, Andreas Wisnieswski, John Terry (Felix Leiter), Walter Gotell (General Gogol), Robert Brown ("M"), Desmond Llewelyn ("Q"), Caroline Bliss (Miss Moneypenny)

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Malgré quelques séquences spectaculaires (l'attaque d'un aéroport russe, la strangulation par walkman...), la série des Bond semble à bout de souffle.

La critique de Didier Koch pour Plans Américains

Après "Dangereusement vôtre", à plus de 55 ans et sept épisodes à son actif, Roger Moore avait très sagement remisé au placard son pistolet. Le badge de l’agent 007 devait donc revenir à un autre acteur. Sam Neill, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et même le français Lambert Wilson auditionnèrent pour le rôle. Pierce Brosnan ne parvenant pas à se libérer suffisamment tôt de son engagement pour la série "Les enquêtes de Remington Steele", c’est Timothy Dalton qui endosse le costume. Âgé de seulement 40 ans, il apportera forcément un coup de jeune au personnage. Afin de ne pas déstabiliser les spectateurs, Albert Broccoli conserve la même équipe, et notamment John Glen, qui a réalisé les trois derniers épisodes.

Le scénario, toujours écrit par Richard Maibaum et Michael G.Wilson, s’inspire d’une nouvelle écrite en 1962 par Ian Fleming ("The Living Daylights"). Un général soviétique, interprété par Jeroen Krabbé, l’acteur fétiche de Paul Verhoeven, décide de passer à l’Ouest. James Bond est chargé d’orchestrer la fuite du transfuge qui, en échange, remet une liste d’hommes à abattre dressée par son supérieur. Méfiant, il est sur ses gardes. L’intrigue plutôt intéressante est à classer parmi les plus fluides de la saga.

Mais ce sont les premiers pas de Timothy Dalton qui requièrent toute l’attention. L’acteur gallois, plutôt habitué à évoluer dans un registre dramatique, emmène le célèbre espion dans une nouvelle direction, qui se démarque en tout point des interprétations de Sean Connery et de Roger Moore. Sous ses traits, l’agent 007 est plutôt taciturne et pratique l’humour du bout de lèvres souvent pincées. Le titre du film est à ce sujet sans équivoque : "Tuer n'est pas jouer". Quant aux fameuses James Bond girls, le côté romantique inédit qu’apporte Timothy Dalton en réduit le nombre à une unité, en la personne de la très gracile Maryam D’Abo.

Les cascades, comme toujours, sont particulièrement réussies, et si James Bond semble avoir retrouvé une certaine agilité en comparaison de l’âge canonique de Sean Connery et Roger Moore au moment de leurs dernières prestations, il a passablement perdu de son charisme et de sa désinvolture. La prestation très appliquée (trop ?) de Timothy Dalton le rapproche davantage de celle de Daniel Craig, la brutalité en moins. Mais en cette fin des années 1980, l’heure est encore à une relative légèreté. En dépit d’une prestation appliquée et somme toute honorable, on imagine mal Dalton faire long feu dans la saga. Le box-office déclinant, "Permis de tuer" sonnera effectivement le glas de la participation de Timothy Dalton à la saga.

© Jeff Marshall

FilmsFantastiques.com, L'Encyclopédie du Cinéma Fantastique
La chronique de Gilles Penso
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