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"Rocky"

titre original "Rocky"
année de production 1976
réalisation John G. Avildsen
scénario Sylvester Stallone
musique Bill Conti
interprétation Sylvester Stallone, Talia Shire, Burgess Meredith, Carl Weathers, Burt Young
récompenses • Oscar du meilleur film
• Oscar du meilleur réalisateur
• Oscar du meilleur montage
suites • "Rocky II", Sylvester Stallone, 1979
• "Rocky III/L'œil du tigre", Sylvester Stallone, 1982
• "Rocky IV", Sylvester Stallone, 1985
• "Rocky V", John G. Avildsen, 1990
• "Rocky Balboa", Sylvester Stallone, 2006
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La critique de Pierre

J'ai revu "Rocky", et c'est un super film.

Sylvester Stallone, acteur, y interprète avec talent le rôle d'un boxeur minable, pas très malin, lourdaud en fin de carrière, qui en est réduit à bosser pour un petit caïd du coin. Notons que ledit caïd est joué par Joe Spinnell, ce qui achève de me rendre ce film excessivement sympathique.

"Rocky" est un pur film des seventies, hyper réaliste, souvent anti-dramatique, avec une mise en scène sans génie mais très efficace. Ça parle de thèmes très américains et universels, sans aller jusqu'à Kant, mais c'est bien fait (qu'est-ce que l'échec ? une seconde chance est-elle possible ?).

On y redécouvre aussi Burgess Meredith, superbe dans le rôle de Mickey, l'entraîneur, ainsi que l'inénarrable Carl Weathers ("Apollo creed"), revu ensuite dans "Predator" et "Action jackson", qui rejoint Billy Dee Williams (Lando) au panthéon des super funky people du cinéma US.

Chacun de ces acteurs, Stallone en tête, trouve un moment pour exister et livrer une scène mémorable et/ou émouvante.

"Rocky" nous donne un aperçu de ce que Stallone aurait pu, aurait dû être : un bon scénariste/acteur italo-américain des années 70. Rappelons que "Rocky" a tout de même obtenu l'Oscar du meilleur film en son temps, comme dirait Pazuzu.

Stallone tentera de retrouver l'esprit de "Rocky" dans "Rocky V", à nouveau réalisé par John G. Avildsen. Ce sera un échec lamentable, et c'est dommage.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Plus qu'une description des milieux de la boxe, c'est une image de l'Amérique émergeant de son humiliation du Viêtnam que nous propose "Rocky". Le travail et le courage finissent toujours par payer.