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"La fiancée de Chucky"

titre original "Bride of Chucky"
année de production 1998
réalisation Ronny Yu
scénario Don Mancini
interprétation Jennifer Tilly, Brad Dourif
récompense Prix du jury au festival international du film fantastique de Gérardmer 1999
épisodes précédents • "Jeu d'enfant", Tom Holland, 1988
• "Chucky, la poupée de sang", John Lafia, 1990
• "Chucky 3", Jack Bender, 1991
 
épisodes suivants • "Le fils de Chucky", Don Mancini, 2004
• "La malédiction de Chucky", Don Mancini, 2013
• "Le retour de Chucky", Don Mancini, 2017

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

La critique de Didier Koch

Après trois épisodes se succédant de 1988 à 1991, la saga "Chucky" conçue par Don Mancini jusqu'alors inconnu a connu une pause de sept ans, en partie à cause de recettes s'érodant doucement mais sûrement. Il fallait donc que Don Mancini, qui avait rédigé chacun des scénarios, propose quelque chose de très novateur pour décider Universal à mise à nouveau sur le cocktail d'humour et d'horreur véhiculé par la petite poupée tueuse.

Don Mancini, qui passera pour la première fois derrière la caméra 6 ans plus tard à l'occasion du cinquième opus de la série, a eu la géniale idée de nous présenter la fiancée de Charles Lee Ray (Brad Dourif), l'affreux malfrat psychopathe enfermé dans le corps d'une poupée dont il cherche vainement à s'extraire. Quand le spectateur apprend que c'est la très, très "caliente" Jennifer Tilly, qui vient d'enflammer la toile deux ans plus tôt dans le sulfureux "Bound" des frères Wachowski, qui interprètera le rôle, inutile de préciser que la partie est quasiment gagnée d'avance.

Ce sera effectivement le cas, "La fiancée de Chucky" générant la plus grosse recette de toute la saga passée et à venir. Mais Mancini ne se contente pas de miser sur Miss Tilly, se montrant particulièrement adroit pour rythmer d'un humour potache et cynique une intrigue plutôt bien construite qui se laisse voir avec le plus grand plaisir.

Le film supporte très bien ses vingt ans, le sex-appeal de Jennifer Tilly étant pour sa part hors d'âge.

"La fiancée de..."

Ce film compte parmi les suites de films d'horreur dont l'intrigue consiste à donner un conjoint féminin au monstre/méchant de la série, et dont le titre commence par "La fiancée de ..." : "La fiancée de Re-animator", "La fiancée de Frankenstein", etc. Une scène montre d'ailleurs Tiffany (toujours humaine) dans son bain, en train de regarder "La fiancée de Frankenstein" sur une télévision, au moment où le monstre de Frankenstein est présenté à sa fiancée.

Références

Dans la scène d'ouverture du film, on peut voir les masques de Jason Voorhees ("Vendredi 13") et Michael Myers ("Halloween, la nuit des masques"), la tronçonneuse de Leatherface ("Massacre à la tronçonneuse"), ainsi que le gant de Freddy Krueger ("Les griffes de la nuit").
Un des personnages du film se nomme Damien Baylock. Damien était l'enfant satanique du film "La Malédiction", tandis que sa nounou s'appelait Madame Baylock.
La date sur les coupures de presse de Tiffany au début du film et la date de décès sur la pierre tombale de Charles Lee Ray, est le 9 novembre 1988. Cette dernière correspond à la date de sortie américaine de "Jeu d'enfant", premier film de la série.
Quand le chef de la police est tué avec des clous, son visage ressemble à celui de Pinhead, dans "Hellraiser". Chucky s'exclame alors « Pourquoi tout ça me semble si familier ? »

Poupée tueuse vs. marionnette démoniaque

"La fiancée de Chucky" écrasa complètement le film "La Revanche de Pinocchio", sorti un an plus tôt.