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"French connection"

Gene Hackman is Jimmy "Popeye" Doyle

titre original "The French connection"
année de production 1971
réalisation William Friedkin
scénario Ernest Tidyman, d'après le roman de Robin Moore
photographie Owen Roizman
production Philip D'Antoni
interprétation Gene Hackman, Roy Scheider, Fernando Rey, Tony Lo Bianco
récompenses • Oscar du meilleur film
• Oscar du meilleur réalisateur
• Oscar du meilleur acteur pour Gene Hackman
• Oscar du meilleur scénario adapté
• Oscar du meilleur montage
• Prix Edgar Allan Poe pour Ernest Tidyman
suite "French connection II", John Frankenheimer, 1975

La critique de Citizen Poulpe : cliquer ici.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Le film est fondé sur des faits réels survenus en 1962 lorsque 50 kg d'héroïne furent saisis par Eddie Egan et Sonny Grosso, qui jouent dans le film, dont ils furent également conseillers techniques. Le grand morceau de bravoure de l'œuvre est sa folle poursuite dans le métro. Elle assura son succès.

La critique de Didier Koch

William Friedkin est un grand metteur en scène, malheureusement réduit à une activité sporadique depuis plus de 20 ans. Redécouvrir le film qui lui a permis d’accéder à la notoriété est toujours un plaisir.

Avec "French connection", Friedkin emboîte le pas à Don Siegel, mais ancre davantage son action dans le documentaire dont il est lui-même  issu. Tourné totalement en décors naturels, le film fut un choc pour l’époque. De nombreux metteurs en scène  s’inspirèrent de cette nouvelle couleur donnée au polar. Le premier d’entre eux fut Richard Fleischer, un an plus tard, avec le très réussi "Les flics ne dorment pas la nuit".

Gene Hackman et Roy Scheider, très crédibles tous les deux, bénéficièrent du succès du film pour accéder au rang de stars. Hackman en particulier, qui campe un flic raciste et obsessionnel, ne reculant devant rien pour traquer sa proie. Ses méthodes expéditives sont contestées par sa hiérarchie comme celles de l’inspecteur Harry. Mais, contrairement à Siegel qui teinte son propos d’une forme d’humour destinée à séduire le public, Friedkin demeure factuel et réaliste. Cette marque de fabrique sera reprise dans "Cruising", puis un peu délaissée dans "Police fédérale, Los Angeles", qui adoptera l’imagerie clipesque des eighties.

William Friedkin reste malgré tout fidèle aux célèbres poursuites inhérentes au genre et, certainement marqué par celle de "Bullitt" (1968), il innove à son tour avec un remake à couper le souffle dans les rues de New York, la voiture d’Hackman suivant une rame de métro aérien.

À noter la présence toujours précieuse du regretté et trop rare frenchie Marcel Bozzuffi.

© Jesús Prudencio
Affiche éditée à l'occasion de la sortie en salle en copie neuve restaurée le 19 août 2015