« There are no two words in the English language more harmful than "good job". »
titre original | "Whiplash" |
année de production | 2014 |
réalisation | Damien Chazelle |
scénario | Damien Chazelle |
musique | Justin Hurwitz |
interprétation | Miles Teller, J.K. Simmons |
récompenses | • Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour J.K. Simmons |
• Oscar du meilleur montage pour Tom Cross | |
• Oscar du meilleur mixage de son | |
• Grand prix du jury et Prix du public au festival du film de Sundance 2014 | |
• Grand prix et Prix du public au festival du cinéma américain de Deauville 2014 |
Le titre du film
"Whiplash" est le titre d'un morceau de musique du saxophoniste et compositeur de jazz américain Hank Levy, qui est repris plusieurs fois dans le film.
La critique d'Antoine
Le pitch : Andrew, petit prodige de la baguette, rêve d'intégrer le meilleur cours du conservatoire Schafer, dirigé par Fletcher, un professeur exigeant, n'hésitant pas à insulter ou humilier ses élèves, soi-disant pour tirer le meilleur d'eux-mêmes.
Puriste du jazz, Fletcher veut dénicher le nouveau Charlie Parker. Il est totalement obsédé par sa quête de perfection. Il voit en Andrew un musicien de la trempe des plus grands et va le pousser dans ses derniers retranchements. Le duo devient duel, l'enseignement vire à l'affrontement.
Dans le rôle de Fletcher, version mélomane de l'instructeur de "Full Metal Jacket", J.K. Simmons, le nazi de la série télévisée "Oz", est phénoménal. Le film est excellent, la mise en scène (mise en musique) est électrique. C'est un grand film sur le jazz, peut-être le meilleur avec "Bird".
"Whiplash" fait souvent penser à "Black Swan", ce chef-d'œuvre. On y retrouve cette relation ambiguë entre le maître et l'élève, cette obsession qui vire à la folie, la recherche de la part d'ombre pour toucher à la perfection, sans oublier le rapport au corps. Comme la danseuse, le batteur martyrise son corps. L'art, ici, c'est la guerre. Du sang, de la sueur et des larmes.
"Whiplash" vs. "Black Swan"
Anatomie de l'artiste obsessionnel © Lessons from the Screenplay