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"La Rue"

La Rue - affiche

titre original "Street Smart"
année de production 1987
réalisation Jerry Schatzberg
scénario David Freeman
photographie Adam Holender
musique Robert Irving III
production Menahem Golan et Yoram Globus
interprétation Christopher Reeve, Kathy Baker, Mimi Rogers, Jay Patterson, André Gregory, Morgan Freeman

Le titre original du film

Street Smart est le nom de la série de reportages pour la télévision que le personnage interprété par Christopher Reeve se voit confier. Ces reportages sont consacrés aux personnes utilisant leurs street smarts, c'est-à-dire leur capacité à gérer des situations difficiles ou dangereuses en particulier dans les rues d'une grande ville (en l'occurrence New York).

Critique extraite de 50 ans de cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon

Un journaliste ambitieux fabrique un personnage qui se révèle plus fort que lui. Un drame violent, exigeant, moral, de Jerry Schatzberg qui évite toute manipulation.

Extrait de la chronique du 26 décembre 2005 de Bertrand Tavernier

Deux films de Jerry Schatzberg viennent de sortir : le sublime "L'Épouvantail" (sous-titré en français), l'un des trois chefs-d'œuvre que Schatzberg réalisa à la suite (les deux autres sont "Panique à Needle Park" -1971 et, toujours inédit en DVD, "Portrait d'une enfant déchue" -1970). Et le très excitant "La Rue" (avec sous-titres français) qui fut desservi par la faillite (et la piètre réputation) de la société Cannon Films qui l'avait produit. Il s'agit pourtant d'un scénario assez original qui prend des résonances très actuelles avec l'emprisonnement de la journaliste du New York Times pour refus de divulguer ses sources. C'est le même genre de choix que doit faire le personnage joué par Christopher Reeve. Les points forts du film sont les extraordinaires interprétations de Kathy Baker dans un rôle très bien écrit de prostituée et surtout de Morgan Freeman en maquereau, personnage très fort, certainement l'un des plus terribles, des plus menaçants du cinéma américain contemporain.

Critique extraite du Cinéma anglo-américain 1984-2000 de Freddy Buache

Pour cette production de Menahem Golan et Yoram Globus, au faîte de la gloire (avec Cannon Group), Schatzberg le raffiné doit élargir l'éventail des emplois de Christopher Reeve, une star prisonnière de son rôle de Superman : il abandonne sa cape et ses pouvoirs ; il revêt le blouson du reporter et plonge en pleine prostitution interlope new-yorkaise. À son rédacteur en chef, il a promis l'article sensationnel, mais doit se rendre à l'évidence : la réalité qu'il explore ne correspond guère à ce qu'il imaginait. En panne de sujet croustillant, il va simplement en inventer un qui, par malheur, va recouper certaines intrigues criminelles à propos desquelles plusieurs souteneurs s'interrogent. Ce qu'il en dit le mêle à des histoires qui le dépassent. Le cinéaste domine mal cette intrigue. La description de ce milieu pourri, plein de sortilèges noirs, où la misère et le luxe se côtoient, raniment son talent, qui est très grand, mais qu'on emploie mal.