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"Godzilla vs Kong"

4e film de l'univers cinématographique MonsterVerse

Godzilla vs Kong - affiche

titre original "Godzilla vs. Kong"
année de production 2021
réalisation Adam Wingard
scénario Eric Pearson et Max Borenstein
musique Junkie XL
interprétation Alexander Skarsgård, Rebecca Hall, Lance Reddick, Kyle Chandler

La critique de Didier Koch pour Plans Américains

Les films de monstres, ou kaïju en japonais, ont logiquement connu un retour en grâce ces dernières années, qui ont vu les effets spéciaux envahirent les écrans au fur et à mesure des progrès gigantesques permis par une technologie toujours mieux maîtrisée. Sans doute pour cette raison, Legendary Pictures a acquis, en 2014, les droits de Mothra, Rodan, King Ghidorah, monstres des célèbres studios japonais Tōhō. Après "Godzilla" (2014), "Kong: Skull Island" (2017) et "Godzilla II : Roi des monstres" (2019), tous de très solides succès au box-office, vint le moment de confronter à nouveau King Kong à Godzilla. C’est Adam Wingard, qui venait de se frotter à l’adaptation d’un manga ("Death Note", 2017), qui est choisi pour porter le projet.

Le résultat visuel est bien sûr très efficace, comme on l’a évoqué en préambule. Le gros hic provient du scénario, qui s’évertue à maintenir des personnages humains dans des films qui n’en n’ont en désormais plus besoin. Autrefois, sans doute conscients qu’il fallait pallier les effets spéciaux rudimentaires, un soin particulier était apporté par les producteurs pour faire se dérouler, en parallèle aux combats titanesques, une intrigue relativement solide entre les personnages humains. On sent bien désormais que les réalisateurs, complétement absorbés par l’animation des combats entre les monstres et la destruction d’immeubles, n’ont cure des petits bonshommes qui s’agitent entre les jambes de Kong ou Godzilla.

Ici en particulier, tout sonne faux et les acteurs, qui ont une partition inepte à défendre, semblent perdus. L’avenir mènera sans doute à la disparition de la présence humaine pour permettre aux scénaristes de se pencher sur des intrigues purement animales, qui seront tout aussi captivantes que celle servie par ce "Godzilla vs Kong" qui ne se classe pas parmi les hits du genre. On préférera à coup sûr "Godzilla" de Gareth Edwards, le premier de la série entamée par Legendary Pictures, qui en constituait malheureusement l’acmé.

Les résultats financiers de chaque épisode sont variables, mais toujours largement bénéficiaires, permettant aux dirigeants du studio de ne pas chercher à se remettre en question. Perdue sans doute à jamais, la magie naïve et romantique du "King Kong" de 1933 qui, malgré toute cette débauche de moyens, tient encore solidement sa première place. La preuve en est fournie par les deux clins d’œil qu’Adam Wingard lance à Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper, lorsque Kong se balance au sommet d’un gratte-ciel ou dans la relation qu’il entretient avec la jeune fillette sourde et muette.

Couverture du numéro d'avril 2021 du magazine L'Écran Fantastique Reboot
Couverture du numéro de mars 2021 du magazine Total Film

Godzilla vs Kong - affiche

Godzilla vs Kong - générique

FilmsFantastiques.com, L'Encyclopédie du Cinéma Fantastique
La chronique de Gilles Penso