« His brain has not only been washed, as they say... It has been dry cleaned. »

| titre original | "The Manchurian Candidate" |
| année de production | 1962 |
| réalisation | John Frankenheimer |
| scénario | George Axelrod, d'après le roman éponyme de Richard Condon (1959) |
| photographie | Lionel Lindon |
| musique | David Amram |
| production | George Axelrod et John Frankenheimer |
| interprétation | Frank Sinatra, Laurence Harvey, Janet Leigh, Angela Lansbury, Henry Silva |
| nouvelle version | "Un crime dans la tête" de Jonathan Demme, 2004, États-Unis |
Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Extravagant, c'est le moins qu'on puisse dire, et en définitive réussi, car on finit par marcher. Fait révélateur : le président Kennedy lui-même avait encouragé Sinatra à tourner le film !
Critique extraite de 50 ans de cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon
Étrange et brillante fantasmagorie politique. Lavage de cerveaux, complot contre les États-Unis, tentative d'assassinat du Président. On croit rêver, même si l'on sait que la réalité parfois dépasse la fiction.
Extrait de la chronique du 19 mai 2005 de Bertrand Tavernier
Il est très excitant de comparer les deux versions : celle de Frankenheimer est plus inspirée, plus provocante, notamment dans ses implications politiques. On y voit l'extrême droite maccarthyste s'appuyer sur les communistes russes et chinois pour détruire les démocrates. Un gag célèbre nous montre l'ineffable James Gregory, abruti congénital manipulé par sa terrible épouse, essayer de retenir combien de communistes il est supposé se cacher dans le congrès. On le voit mettre du Ketchup sur son assiette et le plan suivant, il lance : 57. Car il y a 57 variétés de sauces Heinz (en l'occurrence Mme Kerry) comme le clame la pub.
Ce film prémonitoire par rapport à l'assassinat de Kennedy (qui obligea à décaler la sortie d’un an) est l'œuvre emblématique de la paranoïa des années 60 comme "Kiss Me Deadly" (1955 – "En quatrième vitesse") de Robert Aldrich l’était des années 50.
Le titre original du film
Il fait référence au fait que le personnage de Raymond Shaw est médaillé pour faits d'armes en Mandchourie pendant la guerre de Corée.



Le générique de "Un crime dans la tête"


La critique de Bertrand Mathieux