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"Permis de tuer"

16e volet de la saga James Bond

titre original "Licence to Kill"
année de production 1989
réalisation John Glen (dernier James Bond réalisé)
scénario Richard Maibaum (dernier James Bond écrit) et Michael G. Wilson, d'après Ian Fleming
photographie Alec Mills
musique Michael Kamen
générique Maurice Binder
cascades Rémy Julienne
production Albert R. Broccoli (dernier James Bond produit) et Michael G. Wilson
interprétation Timothy Dalton (2e et dernière interprétation du personnage), Robert Davi, Carey Lowell, Talisa Soto, Benicio Del Toro, Anthony Zerbe, David Hedison (Felix Leiter), Robert Brown ("M"), Desmond Llewelyn ("Q"), Caroline Bliss (Miss Moneypenny)

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Routine bondienne. Le cru 1988 est faible.

La critique de Didier Koch pour Plans Américains

"Tuer n’est pas jouer" avait montré les limites du jeu de Timothy Dalton, lui interdisant d’épouser pleinement toute la dimension du rôle de l’agent 007. Les scénaristes Richard Maibaum et Michael G.Wilson avaient sérieusement travaillé pour pallier au manque de charisme patent de l’acteur gallois. Le premier épisode de la courte ère Dalton, malgré une intrigue plutôt bien charpentée, avait laissé les fans de la saga sur leur faim. On pouvait espérer que les manques expressifs constatés allaient en partie pouvoir se corriger avec la prise d’assurance d’un Timothy Dalton rassénéré par le bon score au box-office de "Tuer n’est pas jouer".

Il n’en n’a malheureusement rien été, Dalton, sans aucun doute conscient de la distance qui le sépare de l’esprit du rôle, semble encore une fois gravement inhibé. Heureusement, Robert Davi dans le rôle du méchant trafiquant de drogue, secondé par un Benicio Del Toro débutant dont on sent bien qu’il ne lui faudra pas longtemps pour percer, comble de toute sa rouerie la transparence d’un 007 comme anesthésié. Maigre consolation, la paralysie évidente de Timothy Dalton sert de carburant aux scénaristes pour trouver des idées donnant le change, comme celle, excellente, de développer la participation de Q qui, pour l’une des dernières apparitions de Desmond Llewelyn à l’écran, s’immisce en protecteur malicieux de Bond tout au long du film.

Malgré ces quelques artifices, l’affaire semble entendue. Timothy Dalton ne pourra endosser plus longtemps un costume trop grand pour lui. Le box-office américain n’étant pas au rendez-vous, la transition se fera automatiquement. Pierce Brosnan pourra donc entrer en scène au prochain épisode. La critique peut sembler un peu courte, mais sans l’incarnation crédible du héros né de l’imagination de Ian Fleming et façonné par les interprétations pourtant opposées de Sean Connery et Roger Moore, rien n’a vraiment d’intérêt.

© Jeff Marshall
Couverture du Cinefantastique de juillet 1989
FilmsFantastiques.com, L'Encyclopédie du Cinéma Fantastique
La chronique de Gilles Penso
FilmsFantastiques.com, L'Encyclopédie du Cinéma Fantastique
Le topo de Gilles Penso sur la musique du film