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"Croix de fer"

titre original "Cross of iron"
année de production 1977
réalisation Sam Peckinpah
photographie John Coquillon
interprétation James Coburn, Maximilian Schell, James Mason, David Warner

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Unique film de guerre de Sam Peckinpah, dans l'œuvre duquel la guerre sous quelque forme que ce soit est cependant souvent présente, "Croix de fer" est le film du genre le plus radical dans la représentation de la guerre qu'il dépouille de toute grandeur, de tout héroïsme : ce ne sont que corps déchiquetés, mutilés, désarticulés, sanglants.

Croix de fer - photo

Les protagonistes eux-mêmes échappent aux codifications habituelles : le "héros" n'a plus rien d'exemplaire et, comme les autres, n'est plus qu'un animal traqué, mû par le seul instinct de conservation auquel le fait de tuer apporte la preuve qu'il vit.

D'un gros et touffu livre indigeste s'inscrivant dans la tradition du roman de guerre dénonçant les "horreurs de la guerre", Peckinpah a réalisé, dans un style résolument agressif, un film dense et efficace sur la fascination qu'exerce la guerre sur tout individu, et qui culmine en parabole sur toutes les guerres de par le monde menées par des monstres identiques aux protagonistes qui ressemblent à tout un chacun.

Les paroles de la chanson "Hänschen klein"

Hänschen klein
Ging allein
In die weite Welt hinein.
Stock und Hut
Steht ihm gut,
Ist gar wohlgemut.
Doch die Mutter weinet sehr,
Hat ja nun kein Hänschen mehr !
„Wünsch dir Glück !“
Sagt ihr Blick,
„Kehr’ nur bald zurück !“
Sieben Jahr
Trüb und klar
Hänschen in der Fremde war.
Da besinnt
Sich das Kind,
Eilt nach Haus geschwind.
Doch nun ist’s kein Hänschen mehr.
Nein, ein großer Hans ist er.
Braun gebrannt
Stirn und Hand.
Wird er wohl erkannt ?
Eins, zwei, drei
Geh’n vorbei,
Wissen nicht, wer das wohl sei.
Schwester spricht :
„Welch Gesicht ?“
Kennt den Bruder nicht.
Kommt daher die Mutter sein,
Schaut ihm kaum ins Aug hinein,
Ruft sie schon :
„Hans, mein Sohn !
Grüß dich Gott, mein Sohn !“