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"Bonnie and Clyde"

« Alors voilà, Clyde a une petite amie, elle est belle et son prénom, c'est Bonnie »

titre original "Bonnie and Clyde"
année de production 1967
réalisation Arthur Penn
scénario Robert Benton et David Newman
interprétation Warren Beatty, Faye Dunaway, Gene Hackman, Gene Wilder

La critique de DVDClassik : cliquer ici.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Gros succès pour ce thriller violent fondé sur des faits authentiques auxquels le film fait référence.

« Bonnie and Clyde est une sorte de saga de la fameuse dépression des années 1930 vue au travers du destin singulier de deux jeunes truands célèbres. Beau prétexte pour Penn à développement d'un schéma qu'il affectionne et qui s'établit comme suit : l'accès à la maturité est l'étape la plus importante de la vie. » (Gaston Haustrate, Arthur Penn)

Pauline Kael, critique de cinéma pour The New Yorker

Ce fut elle la première à réaliser que la Warner avait de l'or entre les mains avec ce film qu'elle adora, et que les gens du studio étaient trop obtus pour s'en apercevoir. Elle tenait là le sujet de sa nouvelle croisade.
Elle rédigea une critique de 9 000 mots que The New Republic, pour lequel elle écrivait régulièrement, refusa de publier. Ce fut The New Yorker qui prit l'article, marquant ainsi les débuts d'une longue collaboration avec la critique. « Bonnie and Clyde est le film américain le plus furieusement américain depuis Un crime dans la tête », écrivait-elle. « Et le public va s'en rendre compte. »
En plus de son propre article, elle mena une campagne active pour réhabiliter le film. Elle avait toute une bande de complices, des critiques qui suivaient ses avis les yeux fermés et qu'on surnomma plus tard les "Paulettes". Elle réussit même à convaincre l'impitoyable Joe Morgenstern, qui avait qualifié dans Newsweek "Bonnie and Clyde" de « film sordide pour crétins », de le revoir. Une semaine plus tard, il publia un article revenant sur son appréciation initiale. Cela ne s'était jamais vu.
« La critique de Kael a été l'une des meilleurs choses qui nous soient jamais arrivées », dit le co-scénariste David Newman. « Elle a lancé notre film en réussissant à convaincre les gens que c'était plus qu'un simple film de gangsters. » Robert Towne (scénariste non crédité) ajoute que « sans elle, le film aurait crevé comme un chien ».

Couverture du Time du 8 décembre 1967

Couverture du Life du 12 janvier 1968

Couverture du Cinéma d'avril 1968

Couverture du Travelling de mars 1968