Menu Fermer

"Le Roi des rois"

Le roi des rois - affiche

titre original "King of Kings"
année de production 1961
réalisation Nicholas Ray
scénario Philip Yordan
photographie Manuel Berenguer, Milton R. Krasner et Franz Planer
musique Miklós Rózsa
production Samuel Bronston
interprétation Jeffrey Hunter, Siobhan McKenna, Hurd Hatfield, Carmen Sevilla, Brigid Bazlen, Harry Guardino, Rip Torn, Robert Ryan, Ray Milland (non crédité), Orson Welles (non crédité)

Le titre du film

"Roi des rois" (ou "grand roi") est un titre honorifique qui fut utilisé par de nombreux souverains au cours de l'histoire. Il fut attribué à Jésus-Christ dans le Nouveau Testament, notamment dans l'Apocalypse (chapitre 17, verset 14 et chapitre 19, verset 16).

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Ray a remplacé John Farrow, alors que les excellents décors de Wakhevitch étaient déjà en place. La distribution est aberrante, et la seule originalité du film réside dans le rôle, attribué à Barabbas, de leader des Juifs contestataires.

Critique extraite de 50 ans de cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon

(...) Ray fait figure de has been aux yeux des producteurs quand Samuel Bronston l'engage pour diriger "Le Roi des rois". Ce film, remonté (car jugé trop violent), récrit au doublage, est, à notre grande surprise, presque une réussite, un des meilleurs, peut-être le meilleur film biblique jamais tourné. Sa première partie notamment est d'une invention constante.

La critique de Sébastien Miguel pour Plans Américains

L'évangile selon Saint Bronston. Super sulpicien (évidemment), super long (évidemment) et bien sûr super kitch avec les perles de sueur sur le front de Jésus avant son arrestation.

Une approche originale, mais qui déséquilibre finalement le film : Jésus est une victime des soulèvements nationaux et Barabbas devient un leader révolutionnaire (interprété avec fougue, mais sans aucun charisme par Harry Guardiano).

Ray compose chaque plan avec une rigueur extrême* : le traitement des miracles est exemplaire et les mouvements de caméra sont souvent précis et brillants. Le sermon sur la montagne filme avec une grande élégance dans la province madrilène.

L'utilisation des focales nettes (que De Palma allait populariser) est souvent saisissante et la sublime partition de Miklos Rozsa figure parmi les plus admirables de son auteur.

Assez peu d'émotion dans ce livre d'images trop froid, excepté l'interprétation vibrante de Robert Ryan en Jean Baptiste et l'intense création de Carmen Sevilla.

Jeffrey Hunter est le plus beau des Christ avec son allure de surfeur californien.

Totalement désuet et dépassé, mais si simpliste et si manichéen qu'un vrai charme naïf se dégage de l'ensemble.

* Rigueur, certes, mais qui n'a pas empêché la production de laisser bien visible un poteau électrique lors du passage de la tentation dans le désert !

Le roi des rois - affiche française
Affiche française du "Roi des rois" © Roger Soubie

Le roi des rois - générique