
| titre original | "Whitney" |
| année de production | 2018 |
| réalisation | Kevin Macdonald |
| scénario | Kevin Macdonald |
| montage | Sam Rice-Edwards |
| photographie | Nelson Hume |
| musique | Adam Wiltzie |
| production | Jonathan Chinn Simon Chinn Lisa Erspamer |
La critique de Sébastien Miguel pour Plans Américains
L'Amérique, sa démesure, sa quête de pureté et sa folie dévastatrice.
Tragédie d'un gâchis, les années 80 se retrouvant magistralement résumées dans un montage éblouissant d'à peine 2 minutes aux sons du "I Wanna Dance with Somebody".
Illustration de l'envers du rêve américain dont le brillant cinéaste démontre, dès le début, la fatalité avec ce cauchemar récurrent de la jeune Whitney tentant de fuir le diable qui la poursuit.
Les révélations sur les traumas de l'enfance (pour la première fois dévoilés) ne peuvent complètement expliquer les affres autodestructrices dans lesquelles l'artiste sombra corps et âme.
Les croquis du Malin dessinés par son ex-mari, les ombres qui dévorent la chambre d'hôtel où elle meurt seule et les maltraitances inimaginables qu'elle fera subir à son unique enfant convoquent une deuxième lecture, métaphysique et glaçante.
L'omnipotence et la toute puissance du maître des enfers.
Le titre du film
Il s'agit du prénom de la star, et il est en effet devenu assez courant de donner comme titre du biopic d'un musicien son prénom (voir "Judy", "Ray", "Jimi: All Is by My Side", "Nina", "Michael").
