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"Œil pour œil" ("I spit on your grave")

titre original "I spit on your grave" aka "Day of the woman"
année de production 1978
réalisation Meir Zarchi
scénario Meir Zarchi
interprétation Camille Keaton
récompense Prix de la meilleure actrice pour Camille Keaton au festival de Sitges 1978
remake "I spit on your grave", Steven R. Monroe, 2010, Etats-Unis

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

La critique de Pierre

Merveille du cinéma d'exploitation, qui nous offre en 1978 "Œil pour œil", réalisé par un illustre inconnu qu'on n'a jamais revu depuis, Meir Zarchi, et interprété par une illustre inconnue qu'on n'a jamais revue depuis, Camille Keaton ("Decameroticus") - aucun lien avec Diane, mais avec Buster, son grand-oncle tout de même.

Le titre de gloire du truc est d'avoir été interdit un certain temps dans plusieurs pays et d'avoir fait scandale. Aujourd'hui, tout ça semble assez dépassé et on peut mater le truc tranquillement.

Fortement influencé par "Délivrance", "Œil pour œil" est l'archétype fauché du sous-genre dénommé rape-revenge movie.

L'histoire est carrément simple : une citadine intello en vacances à la campagne se fait violer et violenter gravement par 4 gros bouseux. Plutôt que d'appeler les flics, elle va à l'église et demande à Dieu de la pardonner... parce qu'elle a bien l'intention de leur faire bouffer leurs couilles, à cette bande d'enfoirés.

Le style est hyper sec, sans musique ni fioriture (normal, vu le manque d'argent) et, cinéma d'exploitation oblige, hyper complaisant. Le viol est affreux et dure trois plombes, bourrés d'effets vraiment abominables. C'est une option. La revanche de la meuf est pas à piquer des hannetons non plus.

Au final, le film s'inscrit clairement dans la thématique de l'émancipation des femmes et n'est donc pas vide de sens. Ça parle bien de quelque chose, tout ça, le réalisateur insistant bien sur son sujet avec quelques images-métaphores un peu lourdingues, mais qui ont au moins le mérite d'être claires.

Mais, dans le même sous-genre, le film n'a pas la saveur poétique de "Thriller - acruel picture". Ça reste tout de même intéressant à voir.