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"Les flics ne dorment pas la nuit"

Le portrait de deux flics associés dans les patrouilles de nuit à LA

titre original "The new centurions"
année de production 1972
réalisation Richard Fleischer
scénario d'après le roman de Joseph Wambaugh
musique Quincy Jones
interprétation George C. Scott, Stacy "Mike Hammer" Keach, Ed Lauter

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Un portrait honnête, encore que poussé au noir, de la vie quotidienne des policiers de Los Angeles. Beaucoup de violence, mais aussi une certaine tendresse dans cette vision résolument pessimiste.

Le plus grand film sur les flics ? (la critique de Pierre)

Celui-là, ça faisait une quinzaine d'années que je voulais le revoir, et il vient de ressortir dans une petite édition toute cheap en DVD, sans aucune publicité nulle part.

J'affirme que ce film de Richard Fleisher ("20 000 lieux sous les mers", "Les Vikings", "L'étrangleur de Boston") est un très, très grand film.

Le pitch : c'est une chronique de la vie d'une jeune recrue de la police (Stacy Keach) et surtout de ses rapports avec un vieux flic chevronné (George C. Scott).

La perfection est peut-être de ce monde. "Les flics ne dorment pas la nuit", en tout cas, militerait en ce sens. Tout y est si réussi qu'on ne sait plus de quoi parler en premier. Le scénario est brillant (on pense à plein d'autres films, "L.627" de Bertrand Tavernier notamment). En peu de mots, les dialogues expriment beaucoup. Il n'y a aucun moment mélodramatique, mais pourtant beaucoup d'émotion là-dedans. Chronique oblige, les ellipses sont parfaitement maîtrisées et font avancer le scénario avec une aisance confondante. La mise en scène est extrêmement réussie, de la photographie jusqu'au montage. La musique (Quincy Jones) et plus généralement le feeling 70's du film marchent à fond.

Quant aux acteurs... Je ne détaillerai pas la multitude de seconds rôles, mais disons que Stacy Keach est très bon, ça, ok, mais alors George C. Scott est absolument grandiose. Sa composition est tout simplement l'une des plus grandes que j'ai vues. Voir son visage à la 71e minute du film suffira à le prouver à quiconque.

Vous aurez compris que sans "Les flics ne dorment pas la nuit", il n'y aurait ni "Colors", ni "La nuit nous appartient", entre mille autres... En revanche, c'est vraiment un film très triste, mais bon, ça, je n'y peux rien.

Bref, j'engage une quinzaine de fois ma responsabilité sur ce film s'il le faut.