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"Le justicier braque les dealers"

Après les assassins, les violeurs et les voleurs, Bronson s'attaque aux dealers

titre original "Death wish 4: the crackdown"
année de production 1987
réalisation J. Lee Thompson
production Pancho Kohner
interprétation Charles Bronson, Kay Lenz, John P. Ryan, Danny Trejo
épisodes précédents • "Un justicier dans la ville", Michael Winner, 1974
• "Un justicier dans la ville 2", Michael Winner, 1982
• "Le justicier de New York", Michael Winner, 1985
épisode suivant "Le justicier - L'ultime combat", Allan A. Goldstein, 1994

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Après les violeurs et les assassins, le justicier s'en prend aux dealers. Le moins bon volet des exploits de Kersey/Bronson.

La critique de Sébastien Miguel

Vers la fin du siècle dernier, quand on prêtait une VHS (sortie d’un vieux magnétoscope au design soviétique), pas besoin d’écrire le titre complet de l’œuvre sur la tranche. Surtout lorsqu’il s’agissait d’un film avec Charles Buchinsky ! Une écriture griffonnée au Bic mentionnant ‘BRONSON’ suffisait largement. Pourquoi ? Parce que tous les films de Bronson à partir des années 80 sont des variations plus ou moins débiles de son rôle de justicier.

Celui-ci constitue un sommet homérique, le pire film de notre flingueur avec "Le justicier de New York" et "Kinjite".

Il y a tout ce qu’il faut pour plaire : la moustache de Danny Trejo, des mannequins en mousse qui explosent, John P. Ryan totalement déchaîné nous refaisant une caricature de caricature de méchant. On entend même raisonner la BO tordante (et en accéléré) d’"Invasion U.S.A." : trop fort, le Golan !

Bronson, pour faire plus jeune, porte un cuir et dératise à tout va : une armoire à glace, par la fenêtre ; un mafieux déviant, flingué à bout portant ; des trafiquants, pulvérisés à la dynamite ! Grand moment aussi : Bronson sort ses lunettes de vue avant de descendre un flic (nippon) et ripoux…

À la fin, Ryan descend Kay Lenz (l’inoubliable Breezy d’Eastwood) ; Bronson, pas content, sort son lance-missiles et éparpille le vilain en mille morceaux, façon puzzle.

Nanar affligeant et parfaitement lamentable.