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"Hunger Games : L'embrasement"

titre original "The Hunger Games: Catching Fire"
année de production 2013
réalisation Francis Lawrence
scénario d'après Suzanne Collins
photographie Jo Willems
musique James Newton Howard
interprétation Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Donald Sutherland, Lenny Kravitz, Stanley Tucci, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Amanda Plummer
épisode précédent "Hunger Games", Gary Ross, 2012
épisodes suivants • "Hunger Games : La révolte - 1ère partie", Francis Lawrence, 2014
• "Hunger Games : La révolte - 2ème partie", Francis Lawrence, 2015

La critique de Didier Koch pour Plans Américains

La saga cinématographique "Hunger Games" colle parfaitement à la trilogie sortie de l'imagination de la romancière Suzanne Collins, un peu selon la recette appliquée avec succès pour la déclinaison des "Harry Potter" de J.K. Rowling. Nous sommes donc ici en face du deuxième épisode, le premier se chargeant de nous familiariser avec les personnages récurrents. La différence notable avec les franchises traditionnelles, style "L'arme fatale" ou "Mad Max", étant que le spectateur est un peu obligé d'avoir vu les épisodes précédents pour saisir pleinement tous les ressorts de l'intrigue, notamment lors du long préambule qui sert d'apéritif aux fameux jeux du cirque promis dans le titre du film.

Avec deux parties bien distinctes de durées équivalentes, la structure du récit semble désormais figée, notamment la première nous présentant les mœurs politiques et sociales au sein de Panem (nom du nouvel État qui remplace l'Amérique) et les déchirements qu'elles induisent chez les protagonistes des futurs "Hunger Games". Le problème est que ces développements à visée politique (dénonciation du fascisme et des dystopies) semblant très artificiels, les auteurs n'ont pas su leur donner un prolongement narratif au sein même des "hunger games" qui, de ce fait, deviennent un peu vains et désincarnés.

Les jeunes acteurs déjà peu charismatiques n'ont donc pas beaucoup de substance à leur disposition pour étoffer leur prestation, hormis une vague rivalité amoureuse avec pour enjeu la belle chasseresse, Katniss Everdeen, incarnée par Jennifer Lawrence. Idem pour les guest stars, qui déambulent comme âmes en peine dans cet univers, mélange de kitsch de mauvais goût et de nature luxuriante. On est peiné pour le grand Philip Seymour Hoffman qu'il ait terminé brutalement sa riche carrière par un rôle aussi médiocre.

Ce deuxième épisode n'est pas plus mauvais que le premier, mais alors qu'il promettait de développer les quelques promesses entrevues initialement, il se contente d'une répétition mécanique qui signe tout de suite le ton des épisodes suivants. Restent les effets spéciaux très efficaces pour la mise en valeur esthétique de l'arène où se déroule les jeux. Dommage.