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"Conan le destructeur"

titre original "Conan the destroyer"
année de production 1984
réalisation Richard Fleischer
scénario Stanley Mann, d'après le personnage de Robert E. Howard et l'histoire de Roy Thomas et Gerry Conway
photographie Jack Cardiff
interprétation Arnold Schwarzenegger, Grace Jones, Sarah Douglas, Olivia d’Abo, Mako
épisode précédent "Conan le barbare", John Milius, 1981

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

La critique de Pierre

Tout le monde doit reconnaître que "Conan le barbare" est un grand classique, à mon avis le chef-d'œuvre de l'heroic fantasy au cinéma. Pour ce qui est de tenir le rang de l'original, "Conan le destructeur" est clairement une foirade exemplaire. Le film n'en a pas moins une jolie saveur nanarde.

Le pitch : dans le merveilleux royaume de truc-bidule, une méchante reine (Ursa dans "Superman") demande à Conan d'aider sa nièce à retrouver une pierre magique bidulechouette. En échange, elle lui promet de ressusciter sa bien-aimée. Dans son périple, Conan sera accompagné par des potes à lui, dont une guerrière enragée jouée par Grace Jones.

Gary Gygax, créateur de "Donjons et dragons", nous a quittés. Alors, forcément, ça fait quelque chose de voir un film où un barbare niveau 10 chaotique neutre combat un magicien niveau 12 chaotique mauvais avec sortilège de métempsychose. Surtout que ce film est réalisé par de vieux faiseurs hollywoodiens de talent : à la mise en scène, on trouve le grand Richard Fleischer et à la photo, Jack Cardiff (un chef-opérateur qui tourne depuis les années 40 et dont la filmo est impressionnante).

Mais il y a de tels défauts... On est clairement plus proche de "Conquest" que du premier "Conan", sauf que cela ne donne pas complètement dans la poésie nanarde comme chez Lucio Fulci. Globalement, c'est plutôt mal fait, même s'il y a souvent de belles images, et on n'est pas émerveillé par ce monde mystérieux, surtout que la surdose de sidekick stupides et de blagues nulles n'est pas forcément heureuse. Quant à Schwarzy... c'était les années 80, quoi.

Cela dit, je ne me suis pas ennuyé une seconde.