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"Amityville II : le possédé"

À fuir encore plus vite que la maison hantée ?

titre original  "Amityville II: the possession"
année de production 1982
réalisation Damiano Damiani
musique Lalo Schifrin
production Dino De Laurentiis/Orion
épisode précédent "Amityville, la maison du diable", Stuart Rosenberg, 1979
 
épisode suivant "Amityville 3", Richard Fleischer, 1983

La chronique de Julien Cassarino : cliquer ici.

Un grand moment de comique (la critique de Pierre)

Tout le monde se souvient d'"Amityville, la maison du diable", un film d'"horreur" vraiment à ch... de 1979 réalisé par Stuart Rosenberg avec James Brolin sur une maison hantée. Le film étant produit par un studio, on n'y voyait rien d'horrible, mais ça avait cartonné, allez savoir pourquoi.

La prod' a donc voulu faire une suite dont elle a confié la réalisation à... Damiano Damiani !!! Grrrrrand réalisateur de bis italien, auteur notamment de "El chucho", excellent western spaghetti. Monumentale erreur ou coup de génie, c'est selon le point de vue. "Amityville 2" va ainsi nous offrir le spectacle rare d'une production américaine de série littéralement dynamitée de l'intérieur par la folie du bis italien, et ça vaut le coup d’œil.

L'histoire ? Une famille disfonctionnelle - le père, Burt Young (Paulie dans "Rocky"), les bat tous - emménage dans une maison hantée. Le fiston entend une voix dans son walkman et se fait carrément posséder par une entité démoniaque (paradoxalement, on devrait avoir un bis d'"Amityville", mais c'est en fait un remake de "L'Exorciste", allez comprendre). Après quoi, le fiston va carrément coucher avec sa sœur (consentante), puis buter toute sa famille !!!!!! Il sera finalement exorcisé par un prêtre au terme d'une scène ridicule (dommage).

Déjà, rien que l'histoire, c'est schoking, on a du mal à croire que le studio ait accepté ça pour un film de drive-in. Mais la mise en scène, mazette comme dirait un ami, c'est carrément de la folie furieuse : la caméra part dans tous les sens, saute de bas en haut sur l'ado pendant la scène de possession, les assiettes s'envolent en masse, les couleurs se bariolent au fur et à mesure - le délire !

Au final, "Amityville 2" est un film carrément malade assez fascinant. Fallait donc bien que j'en parle !