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"À la poursuite d'Octobre Rouge"

Jack Ryan face aux Soviétiques

titre original "The Hunt for Red October"
année de production 1990
réalisation John McTiernan
scénario Larry Ferguson et Donald E. Stewart, d'après le roman éponyme de Tom Clancy
photographie Jan de Bont
musique Basil Poledouris
interprétation Sean Connery, Alec Baldwin, Scott Glenn, Sam Neill, James Earl Jones, Richard Jordan, Stellan Skarsgård
récompense Oscar du meilleur mixage
épisodes suivants • "Jeux de guerre", Phillip Noyce, avec Harrison Ford, 1992
• "Danger immédiat", Phillip Noyce, avec Harrison Ford, 1994
reboots • "La somme de toutes les peurs", Phil Alden Robinson, avec Ben Affleck, 2002
• "The Ryan Initiative", Kenneth Branagh, avec Chris Pine, 2014

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Spectaculaire mise en scène. Le scénario date désormais, mais le film est bien joué et le suspense habilement conduit malgré des invraisemblances.

La critique de Didier Koch pour Plans Américains

Les années 1987 à 1995 ont été incontestablement celles de l’accomplissement pour John McTiernan avant que ses ennuis judiciaires ne plombent définitivement sa carrière. Alors qu’il vient de réaliser deux énormes succès consécutifs au box office avec "Predator" et "Piège de cristal", il est tout naturellement choisi par le producteur Mace Neufeld pour porter à l’écran le premier succès d’édition de Tom Clancy, "Octobre Rouge" qui inaugure la saga des Jack Ryan.

Larry Ferguson et Donald E. Stewart adaptent le roman pour aboutir à ce jeu de cache-cache dans l’Atlantique Nord, où un sous-marin nucléaire soviétique, doté d’un nouveau système anti-détection imparable, cherche via son capitaine de bord Marko Ramius (Sean Connery) à passer à l’Ouest. Dans les eaux froides et profondes, se déroule une joute aussi bien diplomatique que militaire entre les deux grandes puissances, qui sont tour à tour déstabilisées par le comportement erratique de l’Octobre Rouge, initialement sorti pour une mission de reconnaissance et de test de son nouveau dispositif.

John McTiernan, qui maîtrise tous les tenants et aboutissants du film d’action à suspense, s’y entend à merveille pour maintenir la tension dans l’espace confiné des vaisseaux des deux marines, qui sont alternativement chasseurs ou gibiers, devant user de toutes les ruses pour éviter les torpilles de l’ennemi dont les équipages ne savent jamais réellement qui il est.

Aux côtés de Sean Connery, madré comme il l’affectionne dans cette dernière partie de carrière, Alec Baldwin, Sam Neill, James Earl Jones ou encore Scott Glenn donnent toute sa crédibilité à cette escapade de l’Octobre Rouge, qui se déguste sans modération et dans la plus pure tradition du film de sous-marin.

La critique de Pierre

J'ai revu "À la poursuite d'Octobre Rouge", premier film narrant les aventures de Jack Ryan, et que je considérais comme le meilleur de cette série.

Le pitch : Ramius, une légende de la marine russe (Sean Connery), part en mer avec une nouveau sous-marin indétectable, l'Octobre Rouge, avec toute la marine russe et américaine au cul. Seul Jack Ryan (Alec Baldwin), agent de la C.I.A., comprend qu'il veut passer à l'Ouest.

C'est bien mené, joliment mis en image (Jan de Bont à la photo), bien interprété (Connery surtout dans un beau rôle), ça se mate bien.

Mais j'avoue un petite déception à la revoyure. Peut-être que c'est parce que je l'ai revu avec ma douce qui s'est ostensiblement ennuyée devant, mais ça m'a un peu contaminé. L'ensemble n'a pas très bien vieilli finalement (il faut dire que les enjeux du style "passage à l'Ouest" sont largement dépassés), et quelques scènes de torpille en plus ne nous auraient pas gênés.

Mais en tout cas, il y a Sam Neill. Il joue ici un rôle hyper/méga/classique, celui du second qui est en extase devant le grand militaire (ici Connery), qui n'est pas forcément d'accord avec son patron, mais qui lui restera loyal jusqu'au bout. Avec cette phrase entendue 600 000 fois : « Général, vous savez que jamais je ne vous contredirai devant vos hommes, mais cette fois, ils ont raison, vous allez trop loin ». Chose amusante, il y a exactement le même couple avec Ed Harris et David Morse dans "Rock" (avec quasiment les mêmes dialogues).

Affiche alternative © Patrick Connan (Barbarian Factory)
Affiche alternative © Ruiz Burgos