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La classe ouvrière et le cinéma américain des années 70

Blue Collar Power

La classe ouvrière et le cinéma américain

"La classe ouvrière va à Hollywood"
Extrait de l'article de Régis Dubois, disponible sur son blog Le sens des images

« C’est entendu, les prolétaires sont très peu représentés dans le cinéma hollywoodien. Il suffit de comparer la production étasunienne et la filmographie soviétique pour prendre toute la mesure de cette invisibilité du working class hero américain. Et pourtant, le mouvement ouvrier aux États-Unis est une réalité, en témoigne les nombreuses grèves, parfois meurtrières, qui ont ponctué son histoire. Mais Hollywood a tout simplement choisi d’ignorer cette donnée. Bien sûr, la raison en est fort simple : l’usine à rêve est d’abord la vitrine du « rêve américain », autrement dit de la société sans classe. Et évoquer la réalité ouvrière, ce serait admettre qu’au pays de l’American way of life, il existe des classes sociales, autrement dit des pauvres et des riches… Pour autant, le cinéma américain n’est pas tout à fait exempt de prolétaires, mais ceux-ci ne sont le plus souvent que des alibis idéologiques, des "Autres" en sursis et des Américains middle-class en devenir. »

La suite : cliquer ici.

La classe ouvrière et le cinéma américain

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La classe ouvrière et le cinéma américain

À voir aussi : "Harlan County U.S.A.", le film de Barbara Kopple sur des mineurs de charbon en grève en 1973, qui reçut l'Oscar du meilleur documentaire de 1976.

À lire : "Sylvester Stallone : héros de la classe ouvrière", David Da Silva, préface de Régis Dubois, 196 pages, 15 euros, 2013 (l'ouvrage est une réédition revue, corrigée et augmentée de "Sylvester Stallone, un vrai humaniste" paru aux éditions TheBookEdition en 2012), un travail documenté et illustré qui s'inscrit dans la mouvance des star studies.
Pour la revue de presse et une interview de l'auteur, cliquer ici.

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