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"Sanglantes confessions"

« It's been twenty years since my last confession. I had a lot of things to do. »

Sanglantes confessions - affiche

titre original "True Confessions"
année de production 1981
réalisation Ulu Grosbard
scénario Joan Didion et John Gregory Dunne, d'après le propre roman "True Confessions" de ce dernier (1977)
photographie Owen Roizman
musique Georges Delerue
production Irwin Winkler et Robert Chartoff
interprétation Robert De Niro, Robert Duvall, Charles Durning, Kenneth McMillan, Ed Flanders, Cyril Cusack, Burgess Meredith, Dan Hedaya, James Hong

Critique extraite de 50 ans de cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon

Une évocation d'époque. La toile de fond est un fait divers célèbre des années 40 (le meurtre d'une prostituée à Los Angeles), mais le film se déroule dans des milieux inattendus (la haute hiérarchie de l'Église catholique). Comme dans "Le Récidiviste", le film précédent d'Ulu Grosbard, la distribution et une direction d'acteurs rigoureuse compensent largement le classicisme de la mise en scène. Les deux Robert - Duvall et De Niro - sont des frères remarquables. Un thriller insidieux sur l'omniprésence de la corruption et du mal.

Extrait de la chronique du 27 octobre 2008 de Bertrand Tavernier

Le film analyse les étranges rapports unissant et opposant deux frères, l'un prêtre (Robert De Niro), l'autre policier (Robert Duvall), sur fond de meurtres de prostituées qui déchirent la communauté catholique… Grâce à Grosbard, ce lien fraternel paraît évident, crédible, jouant sur une série d'idiosyncrasies gestuelles et psychologiques. Particulièrement remarquable est la manière qu'a Duvall de rentrer dans un nouveau décor, totalement différente de celle de De Niro et pourtant étonnamment proche… L'intrigue policière avec ses implications (les liens entre l'Église et le monde de l’argent) sont traitées avec une vraie complexité. Malgré des défauts inhérents au livre qui, comme souvent chez Dunne, est plus opaque que profond.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Un film étrange qu'il ne faudrait pas classer trop vite sous l'étiquette d'œuvre anticléricale. En effet, pourquoi le "film noir" ne prendrait-il pas aussi pour thème l'Église ? Diverses "affaires" ont montré qu'elle n'ignorait pas le temporel. Les finances du Vatican ont fait l'objet, dans leur gestion, de vives critiques. L'interprétation du film est de surcroît éblouissante : le couple De Niro-Duvall est fascinant de bout en bout.

Le Rouge et le Noir

"Sanglantes confessions" est l'adaptation du roman "True Confessions" ("Sanglantes confidences" en français) de l'écrivain américain John Gregory Dunne, qui s'inspire de l'histoire du meurtre jamais résolu d'une jeune fille, Elizabeth Ann Short, à Los Angeles dans les années 40. Cette histoire sera reprise onze ans plus tard, en 1987, par l'écrivain américain James Ellroy dans son roman "Le Dahlia noir" (surnom donné à la victime à l'époque du crime), adapté pour le grand écran par Brian De Palma en 2006 sous le même titre.

Sanglantes confessions - générique