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"Truck Turner & Cie."

titre original "Truck Turner"
année de production 1974
réalisation Jonathan Kaplan
interprétation Isaac Hayes, Yaphet Kotto, Nichelle Nichols, Scatman Crothers

La critique de Pierre

Le saviez-vous ? Jonathan Kaplan, futur réalisateur des "Accusés" et d'"Obsession fatale" (affreux thriller facho avec Kurt Russell et Ray Liotta) a commencé dans la blaxploitation. Et pas n'importe laquelle : avec "Truck Turner", LE classique avec Isaac Hayes, s'il vous plait !

Le pitch : Truck Turner, un ancien footballeur, travaille pour un prêteur sur gages. Il poursuit un dangereux mac nommé Gator, qu'il doit finalement exécuter. La maîtresse de Gator, Doninda (Nichelle Nichols, aka Uhura dans "Star Trek"), et son nouvel amant, Blue (Yaphet Kotto), vont se lancer aux trousses de Turner... À leurs risques et périls...

WA-OU. Si tous les films blaxploitaton avaient été comme celui-là, ça aurait vraiment été chouette. Car tout est vraiment marrant dans ce film :
- les dialogues hyper orduriers, à base de « Who's my nigger », « Come on, nigger », etc., rendus encore plus pittoresques par la traduction. J'adoooore la séquence où Turner arrive dans une prison de femmes ; toutes les meufs sifflent (genre waou, trop sexy le Isaac Hayes) et l'une d'entre elles dit : « donne-moi un peu de ce beau gâteau au chocolat... ». Superbe ;
- les prestations complètement over the top des acteurs. Le lieutenant Uhura, dans un rôle de mère maquerelle hystérique, est vraiment drôle. On note aussi une apparition de Scatman Crothers ;
- la musique est d'enfer, aussi bonne que celle de "Shaft" ; tout y est de toute façon quasi identique, jusqu'aux paroles. Du style : « Qui est le bad mother qui dégomme tous les méchants et défonce toutes les meufs ? Truck Turner ! wouacata wouacata » ;
- plus rare dans le genre : les scènes d'action sont carrément bonnes. Et le film évolue bien là-dessus : on commence dans le buddy movie, quasiment dans la comédie, et on finit dans le revenge movie avec de l'action à tous les étages (notons aussi une super poursuite de 10 minutes dans le premier tiers du film) ;
- enfin, la bande annonce, magnifique et complètement vintage ; même la parodie de "Machete" n'est pas aussi caricaturale.

Au final : un super movie.