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"Titanic"

11 Oscars (pour 14 nominations), soit le record à ce jour avec "Ben-Hur" et "Le retour du Roi"

titre original "Titanic"
année de production 1997
réalisation James Cameron
scénario James Cameron
photographie Russell Carpenter
musique James Horner
interprétation Leonardo DiCaprio, Kate Winslet, Billy Zane, Kathy Bates, Frances Fisher, Bill Paxton, David Warner, Gloria Stuart, Jenette Goldstein
récompenses • Oscar du meilleur film
• Oscar du meilleur réalisateur
• Oscar de la meilleure photographie
• Oscar de la meilleure direction artistique
• Oscar de la meilleure création de costumes
• Oscar du meilleur son
• Oscar du meilleur montage
• Oscar du meilleur montage sonore
• Oscar des meilleurs effets visuels
• Oscar de la meilleure chanson originale ("My heart will go on")
• Oscar de la meilleure musique dans la catégorie film dramatique

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Le film des records. Il coûta 1,68 millard de dollars, en raison des exigences de Cameron qui fit reconstruire certaines parties du bateau à l'identique dans un gigantesque bassin artificiel. Mais le film le plus cher de l'histoire du cinéma est aussi celui du record de recettes : 12 jours après sa sortie aux États-Unis, il avait rapporté 100 millions de dollars. Record de longévité également pour un film commercial : le naufrage s'effectue à peu près en temps réel.

Certes, l'histoire du naufrage du plus grand paquebot du monde, qui venait d'être inauguré et heurta un iceberg le 14 avril 1912 vers 23h00, avait déjà été évoquée au cinéma par plusieurs films de qualité, mais celui-ci les dépasse sans discussion. Une partie du succès a tenu aussi à l'idylle entre Jack et Rose sur fond de lutte des classes et a lancé Leonardo DiCaprio. Mais les images du naufrage dépassent tout.

La critique de Pierre

Quand le gros DVD de "Titanic" sortit, ça a été l'occasion, en ce qui me concerne, de revoir ce gros pudding, que je n'avais jamais revu depuis 1998.

Notons d'emblée la très gonflante mégalomanie de Cameron sur le packaging : signature en lettres d'or sur la jaquette, énorme photo de lui une caméra à la main quand on ouvre le bidule, etc. Passé cet effet aussi rigolo que grotesque, chouette, le film.

Disons-le carrément : c'est un vrai plaisir de remater "Titanic" (Kate Winslet ! DiCaprio ! - en musique, s'il vous plaît). Ça dure 3 heures, on connait ça très bien, et ça prend quand même à fond la caisse, on ne voit pas le temps passer. Il y a un vrai talent de l'auteur pour créer des images que tout le monde retient, même pour des scènes d'exposition a priori sans enjeux dramatiques.

Avec un peu de temps, on voit quels sont les atouts du film qui s'imposent, et pour ma part, j'en retient un de taille : Kate Winslet. Elle est vraiment géniale, c'est ELLE et elle seule qui tient le film de bout en bout. D'ailleurs, c'est toujours la femme, le personnage important chez Cameron. DiCaprio est bien, ok, mais c'est elle qui est exceptionnelle. Dommage que sa carrière ne s'en soit pas encore remise (alors que ça a mis DiCaprio en orbite pour longtemps).

Autre atout majeur : un scénario très bien fait (même s'il n'évite pas l'eau de rose et la caricature), mais surtout très bien construit (tout le prologue contemporain avec Bill Paxton, qui crée l'attente, et permet d'expliciter les détails techniques, pour faire ensuite monter le suspens).

Un bémol, parce qu'il faut bien faire chier : la fin. Le personnage de Kate Winslet, devenue une vieille dame, s'endort et rêve de DiCaprio qui l'embrasse sous les applaudissements de tout le personnel du Titanic, et plouf, générique. Qu'est-ce que ça veut dire ??? Tout simplement l'incapacité de l'auteur (ou du studio) d'assumer la fin du film, qui doit se terminer bien coûte que coûte, même si c'est en rêve. C'est très exactement une scène de "Stardust memories" de Woody Allen. Son personnage dans le film réalise un movie, dans lequel les héros terminent dans une décharge, symbolisant la mort. Ses producteurs lui ajoutent une nouvelle fin, moins déprimante, dans laquelle les personnages finissent au "paradis du jazz", à écouter un orchestre new orleans dans les nuages. Et Allen de tempêter "Le paradis du jazz ? Je n'ai jamais rien vu d'aussi stupide !". Le "paradis du Titanic", c'est pareil.

En dehors de ça, c'est juste une bombe.

Je précise n'avoir pas vu les 12 000 heures de bonus réparties sur 2 disques (comme le film). Mais je le ferai parce qu'il y a ça, dedans : Neeeeeeeear....Faaaaaaaar.....Whereeeeeeeeeeeeeever you are...

Photos de tournage

Couverture du Rolling Stone du 5 mars 1998

Couverture du New Yorker du 23 mars 1998
Affiche alternative © Shoot The Glass
Couverture du Cinefex de décembre 1997
Affiche alternative © Laurent Durieux
Affiche alternative © Pete Majarich