Menu Fermer

"The Room"

Le "Citizen Kane" des mauvais films

titre original "The Room"
année de production 2003
réalisation Tommy Wiseau
scénario Tommy Wiseau
production Tommy Wiseau
interprétation Tommy Wiseau
Nanarland, le site des mauvais films sympathiques
La chronique de la rédaction

La critique de Sébastien Miguel pour Plans Américains

Adulé par des hordes de fans outre-Atlantique, "The Room" marque une étape essentielle dans le cinéma américain contemporain.

Il fallait tout le courage et le talent de Tommy Wiseau pour crier (et de quelle façon !) les maux et les malheurs qui s’abattent sur le monde lorsque les femmes laissent éclater leur nature première : une nature perverse, mystificatrice, manipulatrice et le plus souvent envahie de pulsions érotomanes destructrices. En utilisant Lisa comme parangon de la gente féminine, Tommy Wiseau développe admirablement son argumentation.

Les hommes, eux, sont sympas, surtout Johnny (interprété par Tommy Wiseau !). La preuve : il passe son temps à faire du jogging, voir son psy, boire de la bière et coucher avec sa petite amie. Un mec bien puisque tous les personnages du film passent au moins deux heures à le répéter.

Le film a peut-être quelques maladresses (de direction d’acteur, de cadrage, de dialogue, de musique, d’effets spéciaux, de scénario, de mise en scène…), mais la thèse de Tommy Wiseau se défend : les femmes sont des engeances et broient les hommes (sympas) sous les coups répétés de leurs bestiaux et démoniaques appétits.

Une œuvre salutaire.

Affiche du film "The Disaster Artist" (James Franco, 2017)
tiré du livre de l'acteur et producteur Greg Sestero racontant la création et le tournage de "The Room"