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"Dreamscape"

Entre science-fiction et politique-fiction

titre original "Dreamscape"
année de production 1984
réalisation Joseph Ruben
scénario Joseph Ruben et Chuck Russell
musique Maurice Jarre
interprétation Dennis Quaid, Max von Sydow, Christopher Plummer, Kate Capshaw

Un joli souvenir d'enfance (la critique de Pierre)

J'aime bien Joseph Ruben, réalisateur de quelques conneries sympathiques des années 80 du genre "Le Beau-père" (il s'est illustré plus récemment avec l'affreux "Mémoire effacée" de sinistre... mémoire, mouah ah ah !!). Bref, en 1984, il scénarise avec Chuck Russell (futur réalisateur de "Freddy 3" et de "L'Effaceur") et réalise ce sympathique thriller fantastique, dont l'histoire est un mix de plein de trucs.

Le pitch : un jeune et sympathique médium (Denis Couenne) participe à une expérience novatrice menée par un vieux professeur (Maxime Fonsido), qui lui permet de rentrer dans les rêêêêêêves de certains patients, traumatisés par leurs cauchemars. Malheureusement, l'affreux Blair (Christophe Plummier) - qui dirige le projet - va vouloir l'utiliser contre le président des États-Unis...

Disons tout de suite ce qui ne va pas : c'est ringardissime. La musique Bontempi (Maurice Jarre, pourtant) est plutôt laide, et les images de rêves sont faites à base de couleurs fluos, de décors déstructurés et de voix qui résonnent. Quant aux effets spéciaux... Mais c'est une série B, faut accepter tout ça : ça a même un certain charme, à force. Et surtout, c'est très bien rythmé, ce qui fait passer la pilule.

Comme souvent dans ce genre d'entreprise, le casting éblouissant fait tout : von Sydow et Plummer, franchement, ça le fait grave. Quant à Quaid, il est au faîte de sa gloire, absolument parfait en jeune branleur séduisant et sympathique (pourquoi a-t-il grossi comme ça depuis ?). Son amourette avec Kate Capshaw ("Indiana Jones et le temple maudit", "Black rain") est plutôt marrante.

Ajoutez à ça une pelleté de seconds couteaux rigolos, et vous obtenez un film qui, plus de 20 ans après, tient plutôt bien la route. Franchement, c'était pas évident. Donc : bravo, Joseph Ruben.