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"Midnight meat train"

titre original "The midnight meat train"
année de production 2008
réalisation Ryûhei Kitamura
scénario d'après la nouvelle éponyme de Clive Barker 
(publiée dans le premier tome du recueil "Livres de sang")
interprétation Bradley Cooper, Brooke Shields, Vinnie Jones

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

Un buzz mérité, une petite réussite (la critique de Pierre)

Clive Barker, avant d'être le réalisateur d'un grand classique ("Hellraiser"), est avant tout un auteur de romans d'horreur. Il n'a jamais eu trop de chance dans l'adaptation de ses livres à l'écran, que ce soit par d'autres réalisateurs ("Candyman") ou par lui-même ("Le maître des illusions"). Aujourd'hui, nous arrive ce "Midnight meat train", approuvé par Barker lui-même et précédé d'un grand buzz dans la presse autorisée (FangoriaMad movies).

La surprise vient du choix du réalisateur, Ryûhei Kitamura, cinéaste japonais talentueux ("Versus", "Azumi", "Godzilla : final wars"), dont c'est le premier film américain.

Le pitch : Leon (Bradley Cooper, vu dans "Alias" et dans "Very bad trip"), un photographe amateur, découvre au hasard de ses prises de vue un curieux tueur qui assassine des gens la nuit dans le métro...

Le pitch fonctionne très vite sur le spectateur. La sympathie qu'inspire les personnages, le réalisme de la situation de départ (tout le monde connait le métro), la qualité de la photographie : on entre dedans immédiatement. Le mystère s'amplifie et on est vite happé dans l'histoire, qui nous réserve des effets crapoteux dont certains sont vraiment dégueus.

Je ne veux pas spoiler et donc je ne révèle rien de la fin, qui perso ne m'a pas déçu et nous emmène dans des contrées proches, d'un point de vue visuel, de "L'au-delà" de Fulci (même si je peux concevoir que les avis soient partagés là-dessus).

Cela étant, il y a aussi de vrais défauts, qui ont failli faire baisser la note générale :
- d'abord, des effets gores numériques gonflants. Pour moi, le gore et le numérique s'excluent. Je ne suis pas fana des gerbes de sang en synthèse d'image. Surtout quand il y en a des tonnes comme ici. Dommage.
- ensuite, une scène d'action à la fin où Kitamura se fait peut-être plaisir, mais qui n'est pas vraiment dans le ton du film.

Cela étant aussi, les réussites de ce niveau dans le genre sont rares ces dernières années. Il faut donc les saluer.