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"Meurs un autre jour"

20e volet de la saga James Bond

titre original "Die Another Day"
année de production 2002
réalisation Lee Tamahori
interprétation Pierce Brosnan (4e et dernière interprétation du personnage), Halle Berry, Rosamund Pike, Judi Dench ("M"), John Cleese ("Q"), Michael Madsen, Samantha Bond (Miss Moneypenny)

La critique de Didier Koch pour Plans Américains

"Meurs un autre jour" marque la fin de la participation de Pierce Brosnan à la saga James Bond. En quatre épisodes, il aura fait décoller le box-office sans aucun baisse de régime et n’aura pas été vraiment remercié pour cela, puisque envisageant de rempiler une cinquième fois comme le prévoyait en option son contrat, il sera remercié par un simple coup de fil émanant des producteurs Barbara Broccoli et Michael G. Wilson. Tenant compte de l’expérience avec Roger Moore qui avait endossé le costume de l’agent 007 à 58 ans, il a été jugé bon de ne pas dépasser cette fois-ci la barre des 50 ans. Ce dernier opus de l’ère Brosnan est confié à Lee Tamahori, réalisateur néo-zélandais exilé à Hollywood, qui vient de remporter un succès d’estime convaincant avec "Le masque de l’araignée" (thriller avec Morgan Freeman). "Meurs un autre jour" étant le 20e épisode d’une saga fêtant ses quarante ans d’existence, le scénario original, toujours écrit par le tandem formé par Neal Purvis et Robert Wade, est truffé de références à chacun des précédents épisodes.

James Bond passe un sale quart d’heure quand il est fait prisonnier par un général nord-coréen alors que l’agent secret au service de Sa Majesté enquête sur un trafic d’armes et de diamants. Au bout d’un an, il ressort hirsute de sa captivité pour être échangé. De retour au MI6, il est désormais persona non grata, car supposé avoir trahi. Retiré du service actif, il est placé en confinement. Remis sur pied, il s’échappe pour prouver son innocence et continuer l’enquête.

Le sujet plutôt en rupture avec les trames habituelles de la saga se laisse regarder avec plaisir, même si l’on peut regretter le penchant de plus en plus évident de vouloir faire de Bond un super héros, à l’image des figures de comics qui commencent à faire fureur à Hollywood. Mais l’arrivée explosive de Halle Berry sortant de l’eau telle Ursula Andress dans "Dr. No" suffit à réconcilier la gente masculine avec toutes les imperfections de ce 20e épisode. Miss Berry mise à part, le spectateur pourra être satisfait des quelques bonnes surprises réservées par un scénario qui ne ménage pas sa peine, quitte à être parfois un peu confus, pour fêter dignement les quarante ans de James Bond au cinéma. On notera la courte participation de Madonna qui, en sus, interprète la chanson du générique.

Pierce Brosnan, s’il n’a pas pu prolonger sa participation à une saga dans laquelle il évoluait comme un poisson dans l’eau, aura sans doute été le James Bond idéal, ralliant sur sa personne toutes les qualités de ses prédécesseurs et même une petite part de la brutalité marmoréenne de son successeur.

Pierce Brosnan © Jeff Marshall
("GoldenEye", "Demain ne meurt jamais", "Le monde ne suffit pas", "Meurs un autre jour")
Couverture du American Cinematographer de novembre 2002
FilmsFantastiques.com, L'Encyclopédie du Cinéma Fantastique
La chronique de Gilles Penso
FilmsFantastiques.com, L'Encyclopédie du Cinéma Fantastique
Le topo de Gilles Penso sur la musique du film