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"Le justicier de minuit"

Ma femme, d'accord, mais pas ma fille !

titre original "10 to midnight"
année de production 1983
réalisation J. Lee Thompson
photographie Adam Greenberg
production Pancho Kohner
interprétation Charles Bronson, Geoffrey Lewis

Un GRAND moment de rigolade (la critique de Pierre)

En 1983, la Cannon et ses producteurs Golan et Globus sont au pic de leur succès. Ils vont devenir les producteurs récurrents de tous les Charles Bronson des années 80. Tous ces films seront quasiment réalisés par le même mec, J. Lee Thompson, ancien réalisateur des "Canons de Navarone" et vieux de la vieille, qui finit sa carrière en encaissant les chèques pépère.

Dans la série des "Justicier dans la ville", Bronson jouait le rôle de Paul Kersey. Ici, il joue le rôle de Leo Kessler... (voilà encore qui met de l'eau à mon moulin sur les noms en K de héros de films d'action). Charly, ici en flic coriace et révolté par un système qui permet aux méchants de plaider la maladie mentale, traque un serial killer qui tue des meufs en se mettant à poil. Charly va être encore plus impliqué quand le serial va s'attaquer à sa fille...

« À la limite du film d'horreur », nous promettait la jaquette du DVD. On s'attend au "Silence des agneaux", pas moins. Les amateurs d'Hannibal Lecter repasseront : c'est une bonne grosse bourrinade années 80 qu'on a à la place. Chapeau à Robert O. Ragland, qui signe une des BO les plus affreuses que j'ai jamais entendues : un mélange de prouts au synthé et de rock FM épouvantable. Tout est mal joué, les dialogues sont débiles. Bronson est vieux. Le méchant est ridicule, les punchlines sont nulles. Moralement, c'est révoltant. Globalement, c'est mal foutu et mal joué. C'est exactement le genre de film qu'on allait voir en VF pendant les grandes vacances à l'époque. Donc : j'ai adoré.