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"L’horrible invasion"

titre original "Kingdom of the spiders"
année de production 1977
réalisation John "Bud" Cardos
interprétation William Shatner, Tiffany Bolling, Woody Strode

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Honnête film d'horreur écologiste : après les crapauds, les abeilles, les fourmis, les vers, les sauterelles, voici les araignées qui sont perturbées par la civilisation moderne.

Une vraie connerie, une bonne rigolade ! (la critique de Pierre)

C'est en 1977 que John "Bud" Carlos (jamais entendu parler) a décidé, en son âme et conscience, qu'il était souhaitable de livrer au monde "L'horrible invasion", une délicieuse bêtise sur une invasion d'araignées.

Le pitch : dans une petite ville des USA (genre au Texas), le vétérinaire (William Shatner, Kirk en personne !) constate la mort de nombreux animaux, notamment les vaches d'un sympathique fermier, Colby (Woody Strode). Une jeune et belle scientifique d'une agence gouvernementale vient enquêter. Kirk et elle vont devoir faire face à une horrible invasion...

C'est très rigolo, fait avec 2 francs (beaucoup de stock shots d'araignées dans ce film) mais avec de l'énergie. J'aime beaucoup les plans sur les gens qui regardent par la fenêtre et disent, horrifiés, "il y a des milliers d'araignées dehors !". Du coup, ça évite de nous les montrer !

C'est typiquement "EC comics" (les comics d'horreur des fifties qui ont inspiré "Creepshow"), surtout la fin, une pirouette typique de ce style. En plus, il y a un petit feeling country dans ce film, qui n'est pas déplaisant.

Que dire de plus ? Je pensais que j'allais m'endormir comme d'habitude après 30 minutes, mais c'était tellement sympa que je l'ai vu d'une traite. Il faut dire que j'aime bien Shatner, qui m'est très sympathique. A l'époque, il était complètement au creux de la vague : la série télé "Star Trek" était finie depuis longtemps, et il n'y avait pas encore eu les films qui ont relancé la notoriété du truc au cinéma. Le gars était donc un total ringard à l'époque. Il est parfait dans ce film. Voilà !

La critique de Didier Koch

L’onde de choc des "Dents de la mer" de Steven Spielberg (1975) a eu des répercussions sur toute la faune animale cinématographique. Depuis le "Tarantula" de Jack Arnold en 1955, la phobie des araignées n’avait pas été convoquée pour effrayer le spectateur. John Bud Cardos s’en est chargé avec ce tout petit film de série qui, bien sûr, ne peut rivaliser avec la perfection de "Jaws", qui restera à tout jamais l’étalon du genre, même s’il en utilise tous les ressorts dramatiques mais le plus souvent de façon maladroite ou même quelquefois risible.

Rien de très passionnant a priori donc, si ce n’est la bonne humeur générale qui se dégage d’une mise en scène approximative et d’un jeu un peu outré des acteurs souvent en décalage avec le drame qui est censé se jouer dans ce petit bled paumé de l'Arizona profond (Camp Verde).

En résumé, le film est plutôt sympathique faute d’être un chef-d’œuvre, avec un William Shatner échappé de la série "Star Trek" en vétérinaire bellâtre à qui l’on ne confierait certainement pas notre matou adoré, même atteint d’une petite diarrhée bénigne.