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"Justice pour tous"

Once in a while someone fights back.

titre original "...And justice for all"
année de production 1979
réalisation Norman Jewison
scénario Barry Levinson
musique Dave Grusin
interprétation Al Pacino, John Forsythe, Lee Strasberg, Jack Warden

La critique de Pierre

Bon, ce courtroom drama a de gros atouts en mains : l'époque, Pacino au faîte de sa gloire, des seconds rôles de folie (Jack Warden, Lee Strasberg aka Hyman Roth, ancien prof de Pacino).

Le pitch : une évocation de la vie d'un avocat pénaliste au travers de plusieurs cas qu'il défend, dont le plus important est une affaire dans laquelle il a pour client un juge avec lequel il s'entend très mal, accusé de viol avec violence.

Le juge, c'est John Forsythe, soit Blake Carrington dans "Dynastie", qui se révèle ici avoir un formidable potentiel, jusqu'alors insoupçonné, dans la tête d'enc...

Parfois, Pacino va rendre visite à son vieux grand-père sénile, joué par Lee Strasberg, l'occasion d'un rapport filial où l'on sent que ce qui se passe sur l'écran a des accents de vérité.

Seulement voilà, il y a un problème. Il manquait un mec, et ce mec, c'est Sidney Lumet, dont "Le Verdict", réalisé 3 ans plus tard, est si infiniment supérieur que ce film paraît tout palot à côté. Ici, le metteur en scène est Norman Jewison ("Dans la chaleur de la nuit", "Hurricane Carter", un vieux routier mais dont je ne suis pas fan) et le scénariste est Barry Levinson (futur réalisateur de "Rain man").

L'histoire est plutôt une chronique et peine à faire naître une tension dramatique, au-delà de quelques épisodes, l'histoire avec le juge n'arrivant que sur le tard. Il y a même quelques moments comiques pas déments.

Reste Pacino, vraiment excellent dans un rôle à la Hoffman, formidable dans un grand speech final (son premier du genre ?), qui hélas prône une "morale" que je trouve un peu douteuse, mais que je ne divulgue pas pour ne pas spoiler. Pacino a un autre très grand moment dans le film, mais je veux pas tout vous raconter, parce que sa prestation est vraiment tout l'intérêt de ce film finalement un peu décevant, mais qui vaut tout de même le coup d'œil.

"...And justice for all"

Le titre original du film fait référence aux derniers mots du serment d'allégeance américain ("The pledge of allegiance") dans sa version la plus récente, en vigueur depuis le 14 juin 1954, que les élèves américains prononcent chaque matin devant le drapeau américain : « I pledge allegiance to the Flag of the United States of America, and to the Republic for which it stands: one Nation under God, indivisible, with liberty and justice for all. »

Publié pour la première fois le 8 septembre 1892 dans un magazine de Boston, ce texte a été plusieurs fois remanié, et c'est le général Eisenhower qui y a ajouté les mots "under God".

Ce titre sera par ailleurs repris par le groupe "Metallica" pour intituler leur album sorti en 1988.