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"Invasion U.S.A."

titre original "Invasion U.S.A."
année de production 1985
réalisation Joseph Zito
production Golan-Globus
interprétation Chuck Norris, Richard Lynch, Billy Drago, James Pax

La chronique de Nanarland : cliquer ici.

La critique de Pierre

Attention : énorme poids lourd du nanar que cet "Invasion U.S.A.". Faut dire, tous les spécialistes du genre s'y sont mis en même temps :
- à la production : le couple Golan/Globus, encore plus dégénérés que les frères Mantle, qui ont commis, grâce à leur compagnie, la Cannon, tous les films d'action des années 80 ;
- à la réalisation : Joseph Zito, réalisateur bienheureux de "Vendredi 13 : chapitre final" ;
- et bien sûr, le grand Chuck Norris lui-même en héros...

Le pitch : Milius aurait pu l'écrire. Une horde de communistes terroristes cubains et russes envahissent les États-Unis pour foutre le bordel, espérant créer une guerre civile qui leur permettra de prendre le pouvoir. Ils sont menés par l'immonde Rostov. Celui-ci devra faire face à son ennemi juré, Hunter (Chuck), qui quitte sa retraite du bayou pour se faire l'armée de terroristes à lui seul...

Imaginez un film normal : dans le schéma classique, le héros est traumatisé par une vieille altercation avec un affreux méchant et veut prendre sa revanche. Ici, c'est le CONTRAIRE. C'est le méchant Rostov qui est traumatisé par Chuck Norris ! Avant d'envahir les USA, il n'a qu'une peur, c'est que Chuck se pointe (« Je veux sa peau ») ; il fait même des cauchemars avec Chuck dedans !

Faut dire que Chuck Norris est un dur de dur dans ce film, qu'il traverse le regard imperturbable avec ses deux mitrailleuses. Dès que les méchants commettent un crime, il se pointe (on ne sait pas comment) et les liquide tous. Un exemple : sur une autoroute, des méchants collent une bombe sur un car d'enfants. Chuck, en voiture, voit la bombe, la décolle du bus, rattrape les méchants, leur envoie la bombe dans leur bagnole en lâchant une punchline (« C'est à vous, non ? ») et boum, la voiture des méchants explose.

Les dialogues sont, d'une manière générale, rares mais mémorables (Nanarland les cite à peu près tous dans son best of), du genre : « Toi, tu commence à me baver sur les rouleaux » (??!!??). Mon dialogue préféré ? Chuck passe à la télé, regarde bien la caméra, il ne précise pas à qui il parle et dit simplement : « Un jour, tu t'endormiras et je serai là à ton réveil. J'aurai ta peau. » Rostov, qui matait la télé à ce moment là, se reconnait et se met à fracasser le poste. Grandiose !

Un regret, qui empêche le film de gagner sa 3ème étoile : ça manque un peu de rythme et 1h45, malgré tout, c'est un peu long pour ce que c'est. On aurait pu couper 20 minutes là-dedans. Mais ça reste très marrant.

La critique de Sébastien Miguel

Années 80. Un Néandertalien à la paralysie faciale fortement prononcée (Chuck N.) entend mettre en déroute une horde d’abjectes cocos menés avec vigueur par l’abominable Rostov (Richard Lynch, génial). C’est au ‘Micro Uzi’ et au ‘Bazooka’ que les Ricains régleront leurs problèmes de politique extérieure…

La musique de Jay Chattaway fait tout le temps ‘Ra-tan-tan’, et Chuck Norris est plus ‘Droopy’ que jamais. Grandiose caméo de Gérard Hernandez en doubleur latino.

La quintessence du cinéma américain dans ce qu’il a de plus grossier, débile, caricatural et facho. Un monument intemporel. Un chef d’œuvre de la Cannon.