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"Danger immédiat"

Jack Ryan face au cartel colombien de la drogue

titre original "Clear and Present Danger"
année de production 1994
réalisation Phillip Noyce
scénario Donald E. Stewart, John Milius et Steven Zaillian, d'après le roman de Tom Clancy
musique James Horner
interprétation Harrison Ford, Anne Archer, Willem Dafoe, James Earl Jones, Donald Moffat
épisodes précédents • "À la poursuite d'Octobre Rouge", John McTiernan, avec Alec Baldwin, 1990
• "Jeux de guerre", Phillip Noyce, avec Harrison Ford, 1992
 
reboots • "La somme de toutes les peurs", Phil Alden Robinson, avec Ben Affleck, 2002
• "The Ryan Initiative", Kenneth Branagh, avec Chris Pine, 2014

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Les 90 premières minutes sont captivantes, ensuite l'intérêt faiblit.

La critique de Didier Koch

Sorti sur les écrans en 1994, "Danger immédiat" est le deuxième volet des aventures de Jack Ryan, agent de la C.I.A. imaginé par Tom Clancy, piloté par le duo Harrison Ford/Philip Noyce. Le succès de "Jeux de guerre" incitait fortement à réitérer l'entreprise. Quasiment la même équipe étant aux commandes, il ne faut pas attendre de réelles surprises de ce deuxième épisode. C'est aux narco-trafiquants colombiens que Jack Ryan, promu directeur adjoint du renseignement de la C.I.A., va devoir s'affronter cette fois-ci. Le tout sur fond de corruption au plus haut niveau de l'État américain.

L'ensemble est rondement mené, avec une surenchère dans les scènes d'action et de fusillades qui en contentera certes beaucoup, mais au détriment de la profondeur psychologique des personnages, plus élaborée dans l'épisode précédent. On ne s'ennuie certes pas en compagnie de Willem Dafoe, Joachim de Almeida, Harris Yulin ou Donald Moffat qui accompagnent Harrison Ford, mais on se rend tout de même rapidement à l'idée que "Scarface" de De Palma, qui abordait le même sujet sous l'angle de la folie et de la déchéance d'un homme, avait plus de caractère.

"Danger immédiat" navigue, lui, entre l'univers visuel de "Scarface", on l'a dit, et celui de "Rambo", ce qui le rend plus impersonnel, et justifie peut-être le qualificatif de bon faiseur qui s'est accolé très vite au nom de Phillip Noyce, qui avait fait naître plus de promesses après le très angoissant "Calme blanc" (1989) qui l'avait amené à Hollywood cinq ans plus tôt.