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"Chucky 3"

titre original "Child's play 3"
année de production 1991
réalisation Jack Bender
épisodes précédents • "Jeu d'enfant", Tom Holland, 1988
• "Chucky, la poupée de sang", John Lafia, 1990
 
épisodes suivants • "La fiancée de Chucky", Ronny Yu, 1998
• "Le fils de Chucky", Don Mancini, 2004
• "La malédiction de Chucky", Don Mancini, 2013
• "Le retour de Chucky", Don Mancini, 2017

La chronique de Gilles Penso : cliquer ici.

La critique de Didier Koch

Née de l'imagination du scénariste Don Mancini qui passera lui-même derrière la caméra à partir du cinquième épisode, la saga "Chucky" s'étale désormais sur trente ans depuis que Tom Holland a réalisé en 1988 "Jeu d'enfant". Basée sur un plaisant dosage entre humour, horreur, puis érotisme à partir de l'entrée dans la danse de la très "caliente" Jennifer Tilly à partir de "La fiancée de Chucky" en 1998, la franchise sans guère de prétention, s'inscrit dans la lignée d'autres sagas plus renommées, notamment celle des "Freddy" chère à feu Wes Craven.

La grande prudence de Don Mancini, qui a écrit l'ensemble des sept scénarios, est de n'avoir jamais cherché à sortir du chemin tracé dans l'épisode séminal. Les fans de la première heure n'ont ainsi jamais pu être déçus, peut-être seulement un peu lassés, comme l'indique la baisse lente mais continue du box-office malgré une légère remontée quand Jennifer Tilly a pimenté la vie un peu routinière de la poupée tueuse.

Ce troisième épisode réalisé par Jack Bender est réputé le plus faible. On l'a dit, l'effet de surprise passé, Don Mancini ne fait pas beaucoup d'efforts pour sortir des sentiers battus. Malgré tout, on peut se laisser séduire par ces nouvelles aventures qui entraînent Chucky dans un camp militaire où Andy Barclay (Justin Whalin), devenu adolescent, tente de surmonter le traumatisme de sa rencontre avec la poupée "Brave gars" qui, ne pouvant plus se passer de lui, finit pas le dénicher au plus profond de la campagne yankee. Commence alors un jeu du chat et de la souris dans les couloirs de l'Institut où règne la discipline d'un jeune lieutenant colonel bas du front (Travis Fine), qui offre à Jack Bender l'occasion trop belle de rendre un hommage appuyé et plutôt réussi au "Full metal jacket" de Stanley Kubrick sorti quatre ans plus tôt.

Cet épisode très bien mis en image par John R. Leonetti n'a donc rien d'infamant et se laisse gentiment regarder.